Agression sur sa fille et son ex-conjoint

Une femme obtient une chance de la cour

Après 123 jours de détention préventive et deux... ((Archives Le Quotidien))

Agrandir

Après 123 jours de détention préventive et deux jours de procès, une dame de 34 ans met un terme aux procédures et plaide coupable sans même avoir pris le temps d'expliquer les événements qui lui sont reprochés.

(Archives Le Quotidien)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Après 123 jours de détention préventive et deux jours de procès, une dame de 34 ans met un terme aux procédures et plaide coupable sans même avoir pris le temps d'expliquer les événements qui lui sont reprochés.

La femme de la région de Montréal avait été arrêtée le 14 décembre dernier dans un logement de Jonquière. Elle s'était attaquée à son ex-conjoint et à sa fille à l'aide d'un morceau de verre. Les blessures avaient été mineures, mais les gestes assez graves pour procéder à son arrestation et à déposer des accusations.

Elle enregistre un plaidoyer de culpabilité à une accusation réduite de voies de fait contre son ex-conjoint et leur fille en utilisant un morceau de verre. Elle a aussi reconnu avoir eu du cannabis et des méthamphétamines en sa possession.

L'accusée souffre d'un trouble de personnalité limite et de trouble mixte de comportement. Elle est une grande consommatrice de cannabis, ce qui lui crée beaucoup de problèmes.

Hier, juste après le témoignage des deux victimes, l'accusée a fait voir à son avocat, Me Sébastien Morissette, qu'elle voulait régler son dossier et retourner chez elle.

« Oui on peut parler d'une volte-face. Mais en même temps, il faut savoir que nous sommes passées d'accusations criminelles à des accusations sommaires, ce qui fait une grosse différence sur les peines. La proposition a fait notre affaire », a mentionné Me Morissette.

Le soir des événements, la femme s'était rendu à Jonquière avec la permission de la Direction de la protection de la jeunesse de son secteur afin de pouvoir voir sa fille. Elle devait être accompagnée de sa mère et ne pouvait se trouver seule en présence de l'enfant de huit ans.

Même si le père s'opposait à cette proposition, il n'a pas vraiment eu le choix d'accepter et de voir son ex-conjointe demeurer chez lui en plus.

« Je n'étais pas d'accord, car je me doutais que ça se terminerait mal. Et c'est ce qui est arrivé. Le soir des événements, elle a passé de nombreuses minutes à m'insulter et à crier. Elle a fini par réveiller notre enfant en pleine nuit », raconte le père de la fillette.

« À un moment donné, elle a brisé une fenêtre et a pris un morceau de verre pour me frapper. Elle m'a accroché le bras et a aussi blessé légèrement notre fille », a poursuivi l'homme.

Afin de la maîtriser, il l'a pris à la gorge à deux reprises en attendant l'arrivée des secours.

« Malgré tout, je ne veux pas qu'elle demeure en prison. Ce n'est pas sa place. Elle doit se faire soigner et il faut lui trouver un endroit pour ça », a expliqué la victime.

Au final, la dame écope d'une sentence de quatre mois à purger en société. Elle aura un couvre-feu à respecter, ne pourra être en contact avec son ancien compagnon et leur enfant, sauf sous supervision de la DPJ ou à la suite d'une décision de la Cour supérieure. Et elle devra voir son médecin et suivre la médication liée à son état. Et elle ne pourra consommer de stupéfiants.

Avant de fermer le dossier, le juge Lortie a eu de bons mots pour la petite fille de huit, qui a livré un témoignage sérieux malgré son âge.

« C'est un enfant unique, c'est le cas de le dire. Vous avez une petite perle, une enfant qui a une belle personnalité et qui s'exprime très bien, malgré tout ce qu'elle a vécu. Elle a relaté les faits comme elle les a vécus, sans en ajouter. On voit qu'elle aime sa maman », a conclu le juge, en espérant que la mère puisse se reprendre en mains.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer