Accusation envers Mario Gauthier

La victime témoigne à huis clos

Mario Gauthier fait face à des accusations d'attouchements... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

Agrandir

Mario Gauthier fait face à des accusations d'attouchements et d'agression sexuelle sur une mineure.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Le témoignage de la présumée victime du Jonquiérois Mario Gauthier s'est finalement tenu à huis clos.

Le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, avait refusé lundi la demande de Me Mélanie Paré, procureure de la Couronne, estimant que le public était en droit de savoir ce qui s'était passé dans cette histoire d'agression sexuelle sur une mineure, survenue il y a plus de 30 mois.

Juste avant que la jeune fille, maintenant âgée de 16 ans (13 ans au moment des événements), s'apprête à entreprendre son témoignage, Me Paré a réitéré sa requête en laissant voir au magistrat que de nouveaux faits avaient été portés à son attention.

Le juge a alors ordonné un huis clos afin d'entendre ces nouveaux faits. Au terme du voir-dire, le juge Daoust a convenu que la jeune femme pourrait témoigner sans que le public ne soit sur place. Il n'y aurait que les deux avocats, l'accusé et sa conjointe, la victime et le magistrat.

« On m'a expliqué qu'après ma décision de lundi, la victime a eu une réaction très vive face à mon refus d'accorder le huis clos. Elle était en état de crise et a dû être conduite à l'hôpital », explique-t-il.

« Nous pouvons voir qu'il y a une atteinte importante pour cette jeune fille au fait de devoir témoigner devant un public. Il faut savoir que la victime se sent seule, alors que l'accusé est accompagné de plusieurs membres de sa famille. Je suis donc sensible à ces faits nouveaux », a repris le magistrat.

Celui-ci est revenu devant le tribunal en présentant deux offres aux parties impliquées.

Il a d'abord soulevé le fait que la victime pourrait se trouver dans une salle d'audience en compagnie de l'avocat de la défense, Me Dominic Bouchard, et celui de la Couronne, Me Mélanie Paré. Ceux-ci pourraient alors l'interroger chacun leur tour.

En contrepartie, le juge, la victime et ses accompagnateurs et le public se trouveraient dans une autre salle et pourraient suivre les délibérations par le truchement d'un circuit fermé de télévision.

Deuxième solution, c'est le huis clos.

Me Bouchard a consulté son client et celui-ci a préféré le huis clos à la première solution.

La journée de mercredi a donc servi à l'interrogatoire et au contre-interrogatoire de la victime.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer