Mario Gauthier

Le début du procès reporté

Mario Gauthier fait face à des accusations d'attouchements... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Mario Gauthier fait face à des accusations d'attouchements et d'agression sexuelle sur une mineure.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Le début du procès de Mario Gauthier est reporté de quelques jours. La présumée victime de l'agression sexuelle ne se sentait pas assez bien pour témoigner devant le public.

L'homme de 56 ans de la rue Octave, à Jonquière, fait face à une accusation d'attouchement sexuel et d'agression sexuelle sur une fillette de 13 ans. Les événements seraient survenus il y a près de trois ans.

Hier, au moment de débuter le procès, Me Mélanie Paré, du bureau de la Couronne, a demandé au juge Richard P. Daoust de maintenir l'ordonnance afin de ne pas identifier la victime et de faire installer des paravents afin qu'elle ne voit pas son agresseur.

En revanche, le juge a rejeté la demande d'un huis clos. La victime ne voulait pas raconter son histoire en sachant que des gens se trouvaient dans la salle d'audience.

La jeune femme, aujourd'hui âgée de 16 ans, est venue dire au juge qu'elle était très mal à l'aise, qu'elle aurait de la difficulté à témoigner et de répondre aux questions. Elle a dit qu'elle préférerait que l'agresseur ne soit pas là non plus, mais elle savait qu'elle ne pouvait le faire sortir.

La procureure de la Couronne a fait valoir que l'important était la recherche de la vérité et que le huis clos pourrait permettre à la victime de témoigner plus aisément, avec beaucoup moins de stress.

Du côté de la défense, Me Dominic Bouchard a fait voir que les membres de la famille de l'accusé avaient le droit de savoir ce qui s'était passé et qu'eux aussi devaient rechercher la vérité.

« Je vois bien que la victime n'est pas bien, qu'elle n'a aucun plaisir à témoigner. Elle est malheureuse et stressée. On ne m'a pas fait la démonstration que la jeune femme serait incapable de témoigner malgré la présence du public », a dit le juge.

« Je sais que ça ne sera pas agréable, pas facile, mais je rejette tout de même la requête du huis clos. La publicité des débats fait partie de la justice », a conclu le juge Daoust.

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