Drogue et arme prohibée

42 mois pour Carl Dupéré

Carl Dupéré était bien assis au Palais de... ((Archives Le Quotidien))

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Carl Dupéré était bien assis au Palais de justice de Chicoutimi, il y a quelques mois. Mais maintenant, il se trouve dans un pénitencier fédéral pour les 40 prochains mois.

(Archives Le Quotidien)

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Carl Dupéré, un individu de Shipshaw, écope de 42 mois de prison pour avoir possédé une arme à feu prohibée et pour avoir cultivé plus de 600 plants de marijuana.

L'individu de 39 ans a renoncé, hier matin, au Palais de justice, à déposer une requête afin de retirer le plaidoyer de culpabilité enregistré en décembre dernier. Il a plutôt maintenu ses plaidoyers aux accusations de production de marijuana, de possession d'une arme à feu prohibée sans en être titulaire, d'avoir mal entreposé l'arme et de recel pour avoir vendu le fusil à une autre personne. Il est aussi accusé de bris d'engagement et de probation, survenus à la suite de sa remise en liberté en septembre dernier.

Hier, Me Justine Guay-Langevin, en défense, et Me Nicole Ouellet, de la Couronne, ont soumis une suggestion commune à la juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec.

Celle-ci s'est assurée auprès de l'accusé qu'il comprenait bien ce qui se passait et qu'il était convaincu de son plaidoyer de culpabilité.

« Je me méfie (des intentions de l'accusé) à la suite de ce qui s'est produit récemment », a mentionné la juge Paradis, faisant référence au fait qu'il voulait retirer son plaidoyer de culpabilité.

Après avoir reçu confirmation de Dupéré qu'il maintenait son plaidoyer de culpabilité, la juge a été en mesure de recevoir la suggestion de 42 mois de prison, sentence à laquelle le tribunal soustrait deux mois et demi de détention préventive.

Le 24 septembre dernier, les policiers de la Sûreté du Québec sont débarqués dans des champs à Saint-Ambroise et à Canton-Tremblay après avoir appris de deux trafiquants de drogue que Dupéré, Sylvain Poirier et Patrick Ringuette y cultivaient des plants de marijuana.

Lors des perquisitions, ils ont noté que Dupéré avait pris soin de la plantation de Saint-Ambroise à quelques reprises sur une période d'environ deux mois. Mais ils ont aussi obtenu en preuve que l'accusé avait possédé une arme à feu et qu'il l'avait revendue à Ringuette, qui voulait se protéger de visiteurs indésirables.

Sans antécédent judiciaire, Dupéré savait qu'il se retrouverait à l'ombre pour un minimum de 36 mois pour l'accusation de possession d'une arme à feu prohibée. Les avocats ont ajouté une peine de six mois consécutive pour la production des plants de marijuana.

Les deux autres individus impliqués dans cette perquisition policière, Patrick Ringuette a reçu une peine de 50 mois (moins cinq mois de préventifs) pour la production sur une période de deux ans et la possession de l'arme à feu.

Sylvain Poirier a reçu une peine de 30 mois (moins cinq mois de préventifs) pour la production de plants de marijuana durant trois ans.

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