Malgré sa schizophrénie

Charlish responsable de ses actes

Nick Charlish a arraché un gicleur à l'hôpital... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Nick Charlish a arraché un gicleur à l'hôpital de Chicoutimi, causant pour plus de 100 000 $ de dommages.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Nick Charlish souffre de schizophrénie. Mais au moment où il a bousculé une infirmière du département de psychiatrie de l'Hôpital de Chicoutimi, à l'instant où il a menacé des agents de sécurité et lorsqu'il a arraché un gicleur, il était criminellement responsable de ses actes.

Hier, le citoyen originaire de Mashteuiatsh a plaidé coupable aux accusations de voies de fait, de menaces et de méfait de l'ordre de 100 000 $.

Le client de Me Jean-François Têtu semblait comprendre ce qui se passait devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, même s'il a émis quelques commentaires qui auraient pu laisser voir le contraire.

Souriant, il s'est exprimé clairement sur les verdicts de culpabilité. Même s'il souffre d'une maladie mentale, Charlish a dit trois fois qu'il était coupable lorsque le juge lui a demandé ce qu'il voulait faire sur les trois bris de probation.

Concernant l'événement du gicleur, un incident qui a inondé une partie des trois étages situés sous le D-8, il a été révélé à la Cour que les employés du département ont entendu un drôle de bruit. En entrant dans la salle d'isolement où se trouvait Charlish, ils ont remarqué que le gicleur avait été arraché du plafond.

Sur cet aspect, Charlish n'a pas voulu reconnaître immédiatement sa responsabilité.

« Je n'ai pas arraché le gicleur. Il est tombé tout seul », a-t-il indiqué.

Lorsque le juge a demandé au procureur de la Couronne, Me Jean-Sébatien Lebel, de relire les faits, Charlish a finalement reconnu avoir arraché le gicleur, surtout qu'il était seul dans la salle d'isolement. Il a aussi admis s'être masturbé et avoir laissé son sperme sur les murs de la salle d'isolement.

Quant aux voies de fait sur l'infirmière, l'accusé était agressif et impatient. L'infirmière clinicienne a fait venir les agents de sécurité et Charlish a profité d'un moment d'inattention pour se ruer sur l'infirmière, qui en a perdu ses lunettes.

Pour les menaces, il a dit à un agent de sécurité, qu'il a nommé l'agent William Bumbray (ancien relationniste de la Sécurité publique de la ville de Montréal), qu'il était pour prendre les membres de sa famille en otage.

Un rapport présentenciel a été demandé, en plus d'une analyse du rapport psychiatrique. Il devrait avoir sa sentence le 5 mai.

Charlish, âgé de 35 ans, possède de nombreux antécédents judiciaires en matière de vols, d'introduction par effraction, de méfaits, de menaces et de voies de fait, sans oublier de nombreux bris de probation.

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