Accusations contre Michaël Arsenault

Une évaluation psychiatrique est demandée

Michaël Arsneault fait face à de graves accusations.... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Michaël Arsneault fait face à de graves accusations. Reste à savoir s'il doit en être tenu criminellement responsable.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Avant d'être reconnu coupable des accusations d'introduction par effraction, de tentative de meurtre et d'incendie criminel chez son père, le tribunal évaluera si Michaël Arsenault peut en être tenu criminellement responsable.

L'homme de 32 ans a brièvement comparu devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, puis a immédiatement été envoyé au Centre de santé et des services sociaux de Chicoutimi (CSSSC) afin de subir une évaluation psychiatrique. Il reviendra en cour au plus tard le 16 avril.

Arsenault a été arrêté dimanche. Il se serait introduit par effraction dans la résidence du 4042 Saint-Mathieu à Jonquière et y aurait mis le feu après avoir aspergé d'essence la porte d'entrée et la galerie, tout en sachant que son père se trouvait à l'intérieur. La victime est parvenue à sortir en sautant par-dessus les flammes. Elle a tout de même été blessée légèrement.

«Je vais demander à me prévaloir de l'article 672,11,b du Code criminel afin d'évaluer la responsabilité criminelle de mon client. Je le connais depuis plusieurs mois. J'ai le rapport médical complet avec moi. Il a reçu un diagnostic de schizophrénie. Cet homme doit prendre de la médication, ce qu'il ne fait pas toujours. Il a fait des séjours en milieu hospitalier, tient des propos désorganisés et souffre de psychose toxique», a expliqué Me Olivier Théorêt devant le tribunal.

«J'ai les motifs raisonnables de croire qu'au moment des événements, monsieur était atteint d'un problème de santé mentale. Il aurait eu des hallucinations auditives et un épisode de schizophrénie», a ajouté le criminaliste.

Ce dernier a refusé de confirmer que la victime et l'accusé se connaissaient ou avaient un lien de parenté. Me Théorêt venait à peine de recevoir la preuve dans cette affaire.

Lien confirmé

De son côté, Me Jean-Sébastien Lebel, procureur de la Couronne, confirme qu'il y a un lien entre les deux personnes, mais n'en dévoilera la teneur que lors de l'enquête de remise en liberté.

«La preuve que je possède soutient les accusations portées d'introduction par effraction, d'incendie criminel et de tentative de meurtre. Si cette dernière accusation est portée, elle peut être justifiée par le fait que lorsqu'un incendie criminel vise une personne, elle peut s'appliquer», a résumé Me Lebel.

Ce dernier ne semble pas s'opposer au diagnostic de schizophrénie de Michaël Arsenault. Mais il apporte des bémols.

«Certaines données d'enquête portent à croire que monsieur souffre d'une maladie mentale. Il reste à savoir si l'homme souffrait de maladie mentale au moment de la commission des délits et si ces problèmes de santé mentale constituent une défense en vertu de l'article 16. Un psychiatre nous aidera à évaluer le cas», a ajouté Me Lebel.

En attendant les nouveaux développements dans le dossier, il est interdit à Arsenault d'entrer en contact avec la victime.

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