Valérie Duchesne

Libre... mais en thérapie

Valerie Duchesne est partie pour une thérapie de... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Valerie Duchesne est partie pour une thérapie de six mois. Elle entend la réussir.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Valérie Duchesne reprend sa liberté par le biais d'une thérapie fermée de six mois à Bécancour.

Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, estime que les garanties offertes par l'avocate en défense, Me Gitane Smith, étaient suffisantes pour éviter à l'accusée de demeurer derrière les barreaux durant les procédures judiciaires.

Le magistrat croit que l'accusée ne représente pas une probabilité marquée de dangerosité.

Duchesne, 40 ans, demeurant sur le chemin de la Réserve à Chicoutimi, fait face à une accusation de tentative de meurtre et de possession d'une arme dans un dessein dangereux. Les événements sont survenus au 21 Price à Chicoutimi.

Dans la nuit du 2 au 3 mars dernier, elle a poignardé à plusieurs reprises Line Tremblay-Lapointe, une femme envers qui elle entretient une haine viscérale depuis de nombreuses années (voir autre texte).

Le juge a précisé qu'il n'était pas là pour juger de la culpabilité de l'accusée, ni pour lui imposer une peine préventive ou la punir à l'avance. Le dossier n'est pas rendu à ce stade dans les procédures.

La Couronne, représentée par Me Michaël Bourget, s'opposait à la remise en liberté, estimant que la sécurité de la victime et du public ne pouvait être assurée et qu'un public bien informé ne comprendrait pas qu'une personne accusée d'actes aussi graves puisse retrouver la liberté.

Me Bourget a exhibé des photos prises de la victime après l'agression à la machette. On y voit le corps ensanglanté de Line Tremblay-Lapointe. La preuve démontre que l'agresseur a asséné des coups de couteau dans le dos de la victime, mais aussi aux bras, à la veine jugulaire et près du coeur.

Le ministère public a aussi fait entendre l'entrevue accordée par l'accusée à une station de radio. Elle y avoue avoir attaqué la femme.

Me Bourget a relu les déclarations de l'ex-conjoint de Valérie Duchesne, qui disait que la femme vouait une haine envers la victime depuis des années et que celle-ci ne toucherait plus jamais à son père, car elle était pour la passer.

Valérie Duchesne a aussi parlé à sa mère, Betsy Adams, le soir des événements. « Je crois que tu ne seras pas contente de moi. Je suis en cavale. Je pense que j'ai tué Line. Si elle n'est pas morte, elle n'est pas forte », lui a-t-elle lancé.

De son côté, Me Smith a réitéré les garanties offertes, notamment avec la thérapie fermée.

« Ma cliente n'a aucun antécédent judiciaire. J'ai fait valoir les décisions concernant Guy Turcotte et Cathy Gauthier, qui avaient été remis en liberté, malgré des accusations de meurtre. Je suis satisfaite de la décision », a mentionné Me Smith.

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