L'agresseur sexuel Jean-Louis Savard

La Couronne demande huit ans

La défense a relaté la médiatisation du dossier... ((Archives Le Quotidien))

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La défense a relaté la médiatisation du dossier de Jean-Louis Savard, que cela avait nui à son client. Mais la Couronne prétend qu'il a lui-même cherché cette publicité en posant des gestes devant le photographe du Quotidien.

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Selon la Couronne, l'agresseur sexuel de Saint-David de Falardeau, Jean-Louis Savard, doit se retrouver au pénitencier pour une période de huit ans.

Me Mélanie Paré, a mis environ 90 minutes pour faire sa plaidoirie sur la sentence.

Au mois d'octobre dernier, le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a reconnu l'homme de 69 ans coupable de cinq attentats à la pudeur et d'une grossière indécence pour des événements survenus dans les années 60 et 70 auprès de cinq neveux et nièces de la famille Desbiens. Les agressions perverses sont survenues à la maison de la famille Savard à Saint-David de Falardeau.

Le ministère public considère qu'une peine en société n'est pas envisageable en raison de la gravité des gestes commis, du nombre de victimes impliquées (5) et de la durée des agressions, soit une période de sept ans.

« Il est difficile d'établir la peine juste qui doit être imposée. Il y a eu plusieurs décisions dans le passé, mais elles sont différentes les unes des autres. Malgré tout, les tribunaux jugent sévèrement les cas de gens qui ont abusé sexuellement d'enfants, et ce, même si les affaires remontent à plusieurs années », a laissé voir Me Paré.

Dans la jurisprudence invoquée, les peines variaient de 42 à 108 mois (9 ans). Chaque fois, les accusés avaient reconnu leur culpabilité, ce qui n'est pas le cas de Savard. Le nombre de victimes variait de deux à cinq (cinq pour Savard) et les gestes allaient de la masturbation à la fellation, en passant par des caresses aux seins et aux fesses et à des pénétrations complètes.

« Je me demande si une pénétration complète avec éjaculation est plus grave que d'insérer un crayon, un clou, une brindille ou un tournevis dans le pénis. Il faut aussi tenir compte que le fait d'attacher les victimes, de les forcer à faire des fellations demeure des actes de violence et de torture. »

« La défense dit qu'il n'y a pas eu de violence ou de menaces de la part de l'accusé pour éviter que les victimes ne portent plainte. Le fait de leur parler du bébé à frille pour leur faire peur a eu une influence. Les enfants en ont parlé à leur grand-mère, mais ont été rabroués et n'osaient pas porter plainte », ajoute Me Paré.

Celle-ci a abordé la notion d'autorité et de lien de confiance entre l'accusé et les victimes. Elle relate que les enfants Desbiens vivaient la pauvreté dans les années 60, que la maison familiale était installée sur les terres du grand-père Savard et que les Desbiens vivaient aux crochets des Savard.

« Jean-Louis Savard était invité à aller garder les enfants Desbiens lorsque leur mère allait prendre un café chez les grands-parents. Il y avait un lien de confiance et un lien d'autorité, ce qui est aggravant », ajoute le ministère public.

Le juge Michel Boudreault rendra sa sentence le 28 mai.

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