Trafic de méthadone

Chouinard connaîtra sa sentence en mai

Sébastien Chouinard a plaidé coupable à du trafic... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Sébastien Chouinard a plaidé coupable à du trafic de méthadone.

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(Chicoutimi) Sébastien Chouinard, de Jonquière, n'avait aucun antécédent judiciaire jusqu'à hier matin. Il saura en mai la peine que le tribunal lui imposera pour une accusation de trafic de méthadone.

Peu importe ce qui lui arrivera, Chouinard a probablement déjà reçu sa sentence à la suite du décès de son ami après une trop forte consommation de stupéfiants.

Hier matin, le client de Me Charles Cantin a reconnu sa culpabilité à une accusation de trafic de méthadone et d'entrave au travail des policiers en 2012 (fausse déclaration) et d'un vol de chocolats en 2014. Un rapport présentenciel a été demandé pour l'homme de 23 ans.

Les faits reprochés remontent au 30 mai 2012. À cette époque, Chouinard avait reçu sa prescription pour des fioles de méthadone.

Un soir où il se trouvait au parc de la Rivière-aux-Sables à Jonquière, Chouinard a remis deux fioles à l'un de ses bons amis, qui voulait l'essayer.

Chouinard, un musicien, a pris soin de l'aviser d'y aller mollo avec la méthadone. Il lui a dit de se contenter de la moitié.

L'ami n'a pas suivi le conseil et en est mort.

Les résultats de l'autopsie n'ont pu démontrer que l'absorption de la méthadone était en cause. Ce serait plutôt un cocktail de stupéfiants ingurgités qui aurait mené à l'issue fatale.

« Mon client se sent directement concerné par la mort de son ami. Il dit toujours que c'est de sa faute et ne peut s'empêcher d'y penser. Il lui avait dit d'être prudent, même si la consommation de la méthadone n'a rien à voir avec la mort de son ami », a raconté Me Cantin, dont le client ne possède aucun antécédent judiciaire.

Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a autorisé la demande de la Couronne pour la confection d'un rapport présentenciel.

« J'aimerais avoir le rapport afin que l'on puisse mieux cerner l'individu que nous avons devant nous », a expliqué Me Sébastien Vallée, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Le criminaliste croit que ce rapport pourrait être utile.

« Aucune accusation d'homicide involontaire n'a été déposée contre mon client, car il n'était pas possible de relier la méthadone au décès. Il s'agit d'un fait isolé qui est devenu un fait divers important », reprend Me Cantin.

Le dossier revient devant le tribunal le 27 mai.

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