Possession, production et distribution de pornographie juvénile

Jean-Marc Ouellet plaide coupable

Jean-Marc Ouellet a plaidé coupable, hier au palais... ((Archives Le Quotidien))

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Jean-Marc Ouellet a plaidé coupable, hier au palais de justice de Roberval, à des accusations concernant de la pornographie juvénile.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le Robervalois Jean-Marc Ouellet a plaidé coupable, hier à des accusations de possession, production et distribution de pornographie juvénile.

Détenu depuis son arrestation en octobre dernier, l'homme de 62 ans possédait un peu plus de 120 fichiers et photos pédopornographiques. Des enfants âgés entre 3 mois et 8 ans se trouvaient notamment dans des situations sexuelles explicites.

Les policiers ont également découvert quelque 200 images d'enfants dévêtus, mais qui n'entrent cependant pas dans la définition de pornographie juvénile. Ouellet les aurait téléchargées sur internet ou même sur des pages Facebook de parents qui publiaient des photos de leur enfant peu habillé. Il s'amusait ensuite à transformer ces photos, en agrandissant les parties génitales d'un enfant ou en ajoutant le sexe d'un adulte sur le corps d'un bébé. La transformation de ces images lui a valu l'accusation de production de pornographie juvénile.

Les enquêteurs ont également découvert un peu plus de 5800 photos et vidéos d'enfants dans les supports électroniques de Ouellet, dont plusieurs tablettes et des caméras. De son appartement de l'Avenue Roberval, le sexagénaire prenait des clichés d'enfants. Il a également filmé des jeunes en maillot de bain jouant dans les jeux d'eau au centre-ville de Roberval. Ouellet, qui avait un compte YouTube, avait d'ailleurs diffusé une vidéo de jeunes enfants à la marina. Au moment d'écrire ces lignes, la vidéo était toujours disponible sur ce site, mais elle ne présente aucune image à caractère sexuel.

En ce qui concerne les quelque 120 photos pédopornographiques, l'avocat de Ouellet, Me Michel Loranger, a tenu à préciser qu'elles n'ont pas été fabriquées par son client.

«Il n'y a rien dans la preuve qui permet de penser qu'il a lui-même pris des photos d'enfants nus en sa compagnie. Ce sont des photos dénichées en ligne, sur des sites, et qu'il a parfois modifiées», mentionne son avocat Me Michel Loranger, ajoutant que 28 000 fichiers de Ouellet ont été analysés par les enquêteurs.

Le sexagénaire s'expose à une peine minimale d'un an de détention. Dans ses représentations sur sentence, prévues le 5 mai, la représentante du ministère public, Me Julie Villeneuve, songe à demander une peine de pénitencier.

«Il n'y a pas de passage à l'acte. Il n'y a pas de victime directe. Mais il y a énormément de victimes indirectes. Un fichier de pornographie juvénile, c'est un fichier pour lequel il y a eu une victime. Même si on n'est pas en mesure d'identifier cette victime à ce stade-ci de l'enquête, on parle d'une personne en bas de 12 ans qui s'est vue, par une personne adulte inconnue, traiter d'une façon totalement inacceptable», exprime Me Villeneuve.

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