Marie-Josée Charron

L'arrêt des procédures réclamé

La Jonquiéroise Marie-Josée Charron demande un arrêt des... ((Archives Le Quotidien))

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La Jonquiéroise Marie-Josée Charron demande un arrêt des procédures dans les accusations portées contre elle.

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La Jonquiéroise Marie-Josée Charron demande un arrêt des procédures dans les accusations portées contre elle. Elle invoque un délai déraisonnable, car plus de cinq années se sont écoulées entre le mandat d'arrêt et le moment de son arrestation.

Hier matin, la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, a entendu les deux parties au dossier lors du procès de la jeune femme de 26 ans.

Me Olivier Théorêt, avocat de la défense, a déposé une requête en arrêt des procédures. Il n'en revient pas que le dossier ait pris autant de temps avant de revenir au Palais de justice.

Pour sa part, Me Sébastien Vallée, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales, a plutôt parlé du laxisme de l'accusée, qui ne s'est pas présentée devant le tribunal octobre 2009 comme elle était censée le faire.

Les faits reprochés à Mme Charron datent de sa première et seule condamnation, en 2008. Elle avait été prise à vendre des stupéfiants au terminus d'autobus de Jonquière. La Cour l'avait condamné à 75 heures de travaux communautaires.

Une peine qu'elle n'a pas exécutée. Elle a donc été accusée de bris de probation. Mais elle a omis de se présenter à la Cour. Un juge a lancé un mandat de banc contre elle, le 5 octobre 2009. Les policiers devaient donc l'arrêter le plus rapidement possible.

C'est arrivé 61 mois plus tard. En fait, en novembre 2014, Marie-Josée Charron s'est informée au poste de police de Saguenay si elle avait un casier judiciaire. Elle a alors appris qu'un mandat d'arrestation avait été lancé en octobre 2009.

« Personne n'est allé l'arrêter. Mme Charron s'est présentée par elle-même au Palais de justice et les constables spéciaux l'ont mis en arrestation », explique Me Théorêt.

Ce dernier comprend que sa cliente aurait dû être devant le tribunal le 1er octobre 2009. Mais il mentionne que la jeune femme vivait des moments difficiles à l'époque, elle qui avait été victime d'une agression sexuelle dans les années précédentes.

« Elle consommait des méthamphétamines et de la boisson. Elle n'était pas toute là », ajoute le criminaliste.

Malgré tout, Me Théorêt ne croit pas que sa cliente ait fait preuve de laxisme. Bien au contraire. Durant la période visée, Marie-Josée Charron s'est rendue au poste de police de Saguenay comme accompagnatrice et elle a dû s'identifier. Plus encore, deux fois, elle a témoigné dans des causes au Palais de justice.

« Et jamais elle n'a été arrêtée. Elle n'était pourtant pas difficile à trouver. La probation a communiqué avec son père récemment et celui-ci a pu leur donner l'adresse de sa fille. Elle ne s'est jamais cachée. Les policiers n'ont pas fait leur travail. En fait, ils ne l'ont pas cherchée du tout », conclut Me Théorêt.

La juge Rouleau a pris le dossier en délibéré et rendra sa décision le 20 mars.

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