Steven Gaudreault

Une libération peu probable

Steven Gaudreault s'expose à cinq années de prison... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Steven Gaudreault s'expose à cinq années de prison relativement aux accusations portées contre lui.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le Chicoutimien Steven Gaudreault passera probablement son 30e anniversaire en prison, lui qui fait face à six chefs d'accusation, notamment de s'être servi d'une arme à feu dans un dessein dangereux et d'avoir vidé le chargeur sur une victime.

Arrêté dimanche matin, Gaudreault a comparu, hier, au Palais de justice de Chicoutimi, à la suite de l'événement survenu le 26 février dans une chambre du 21 rue Price, à Chicoutimi.

Les deux individus sont soupçonnés d'avoir tiré une centaine de projectiles sur une personne qui s'était rendue à l'immeuble à logements afin d'offrir un emploi à un locataire.

Gaudreault et Maltais n'auraient pas apprécié la présence de la victime et le lui ont fait savoir. Ils lui ont dit de partir, mais ne lui ont pas laissé le temps de s'exécuter.

Ils sont accusés d'avoir déchargé deux armes à feu (au plomb) sur la victime, qui a été atteinte à plusieurs reprises.

Les faits reprochés à Gaudreault, qui aura 30 ans le 8 mars, sont d'avoir déchargé une arme à feu (article 244,2(b), dont la peine minimale est de quatre ans, d'avoir pointé une arme à feu dans un dessein dangereux (art 88 (2)a) et d'avoir braqué une arme à feu (art87 (2)a). Il est aussi accusé d'avoir commis une agression armée (art267a) et une agression armée causant des lésions (art267b) et d'avoir fait usage d'une arme à feu pour une voie de fait armée (art85 (1)a(3), qui est passible d'une année d'emprisonnement.

« Mon client dit qu'il n'a rien fait, qu'il n'était sur place que pour accompagner. Je vais analyser la preuve qui m'a été soumise et je verrai par la suite », note Me Jean-François Têtu.

« Il reste à savoir ce que mon client a fait. Je n'ai aucune idée des motifs de l'agression », ajoute Me Têtu.

Du côté de la Couronne, Me Michaël Bourget précise que pour le moment, il semble que les deux accusés aient commis les mêmes gestes.

« La Couronne s'oppose à la remise en liberté en raison de la gravité des accusations portées. Nous tenons compte aussi que les accusés pourraient avoir des contacts avec la victime s'ils étaient remis en liberté. Et une autre raison, c'est qu'il y a des peines minimales prévues au Code criminel s'ils sont reconnus coupables. »

« Selon la preuve que nous avons, les deux individus auraient pris part à l'événement. C'est la raison pour laquelle les accusations sont identiques », précise-t-il.

Les motifs de l'agression du 21 rue Price à Chicoutimi, où les policiers se rendent régulièrement, ne sont pas encore connus.

Gaudreault, de la rue Bossé à Chicoutimi, sortait récemment de prison. Il avait écopé de 18 mois de prison en juin 2013 pour des histoires de trafic de stupéfiants, de possession dans le but d'en faire le trafic, de recel d'argent et de bris. Il avait eu six mois de détention en 2004 pour un vol qualifié.

La juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, a accepté que les deux dossiers reviennent en Cour mardi matin pour la tenue des enquêtes de remise en liberté.

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