Pour avoir tabassé son voisin

Thibault attendra à l'ombre

Incarcéré depuis près de trois mois, Marc Thibault... ((Archives Le Quotidien))

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Incarcéré depuis près de trois mois, Marc Thibault restera à l'ombre encore un certain temps. Il écopera d'une peine variant de 4 à 18 mois de prison.

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Incarcéré depuis près de trois mois, Marc Thibault restera à l'ombre encore un certain temps. Il écopera d'une peine variant de 4 à 18 mois de prison.

Le 2 décembre dernier, l'individu de 48 ans a tabassé un voisin d'une maison de chambres de Chicoutimi de plusieurs coups de poing pour une histoire de... lavabo bouché.

Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a entendu les deux procureurs au dossier y aller de leurs représentations sur sentence. Me Olivier Théorêt, en défense, demande une peine de quatre à six mois, alors que Me Mélanie Paré, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales, opte davantage pour un emprisonnement de 15 à 18 mois.

Caméra

Craignant pour sa sécurité, la victime avait installé une caméra vidéo dans sa chambre. Il avait vu clair, car le 2 décembre, Thibault est entré par effraction dans l'appartement de son voisin et l'a agressé.

Les images ont été produites devant le tribunal. Et elles sont très claires.

Dès son entrée, Thibault démontre qu'il n'avait aucunement l'intention de prendre un café avec son voisin. Il avait pris soin de mettre des gants et rapidement, il a agressé sa victime en lui assénant de 15 à 20 coups de poing au visage, lui causant quelques fractures faciales. Il a aussi proféré de nombreuses menaces de mort, de lui trancher la gorge ou de l'envoyer dans l'au-delà.

Quatre minutes

L'altercation dure quatre minutes. Dans la vidéo, on entend Thibault lui dire qu'il l'a dérangé parce que son lavabo ne coule pas. « C'est-tu vital pour toi? », lui demande-t-il en le frappant.

Même si sa victime lui dit d'arrêter, Thibault n'en tient pas compte et continue à l'invectiver, à le menacer et à le frapper.

« Une image vaut mille mots, monsieur le juge », mentionne Me Paré.

« Il ne faut surtout pas oublier qu'il s'agit d'abord d'une introduction par effraction dans une résidence, tout en sachant qu'il y avait quelqu'un à l'intérieur. L'accusé a utilisé la violence, la menace et causé des lésions à la victime. Une peine de 15 à 18 mois serait appropriée », indique la procureure de la Couronne.

Réputation

De son côté, Me Théorêt a fait ressortir que son client n'avait pas la réputation d'un homme violent. Il habite la maison de chambres depuis trois ans et personne n'a jamais eu rien à lui reprocher.

« Il a commis un geste de frustration. C'est un geste isolé. Depuis son incarcération, sa première, M. Thibault s'informe souvent de l'état de santé de la victime », note le criminaliste.

« Mon client a des antécédents qui remontent à 1991 et 2005 pour des voies de fait simple. Je suggère une peine de quatre à six mois de prison, moins le temps fait », de conclure Me Théorêt.

Le juge Guimond a pris le dossier en délibéré et rendra sa décision le 13 avril.

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