Braqueur de banques

Lefebvre, un psychopathe à surveiller

La psychologue Sophie Lemelin estime qu'Éric Lefebvre est... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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La psychologue Sophie Lemelin estime qu'Éric Lefebvre est un psychopathe et représente un risque élevé de récidive avec violence. Il doit être déclaré délinquant dangereux.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Le braqueur de banques, Éric Lefebvre, aura droit à une contre-expertise psychologique, même s'il y avait renoncé il y a plusieurs mois.

Hier, Lefebvre a changé son fusil d'épaule après avoir entendu le compte-rendu du rapport de la psychologue de la poursuite Sophie Lemelin, qui estime qu'il peut être déclaré comme délinquant dangereux, parce qu'il représente un risque très élevé de récidive avec violence.

L'individu de 40 ans de Jonquière a été arrêté le 21 septembre 2013 en lien avec deux vols à la Banque Royale de Kénogami et la Banque Nationale de la rue Saint-Hubert. Il est derrière les barreaux depuis.

Hier, le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, devait entendre les représentations de Me Nicole Ouellet (Couronne) et de l'accusé Lefebvre (il se défendait seul) sur la requête pour être déclaré délinquant à contrôler ou délinquant dangereux.

Tout se déroulait normalement. Du moins jusqu'au moment où la psychologue est arrivée à la conclusion de son rapport de 20 pages. Durant son témoignage, elle a décrit l'accusé comme une personne antisociale, qu'il était un voleur depuis longtemps et qu'il le demeurerait tant qu'il en serait capable. Elle a même dit qu'il était psychopathe.

Dans sa conclusion du mois de juillet 2014, la docteure ne pouvait en arriver à déclarer Lefebvre comme un délinquant dangereux. Elle ne pouvait rendre ce verdict.

«M. Lefebvre a tout du portrait d'un délinquant dangereux. Il représente un risque de récidive avec violence élevé. Mais comme il n'y a pas eu de sévices graves lors des crimes commis, je dois me garder une réserve», avait mentionné Mme Lemelin.

Cette dernière a modifié sa conclusion après avoir pris récemment connaissance d'une décision de la Cour suprême du Canada concernant les délinquants dangereux. Des criminels peuvent le devenir après trois infractions de vols qualifiés avec des menaces de violence.

C'est à ce moment que Lefebvre, qui a déjà fait quatre années de pénitencier pour un vol qualifié, a déposé sa requête au juge Simard. Il veut maintenant avoir droit à une contre-expertise.

Le magistrat lui a accordé cette possibilité.

«J'autorise donc la requête de M. Lefebvre. J'ai relu l'arrêt Steele. Être déclaré délinquant dangereux est une peine lourde, très lourde. Ce n'est accordé que dans mesures exceptionnelles pour quelqu'un qui pourrait être dangereux en tout temps», a indiqué le magistrat.

Étant donné que l'accusé demande une contre-expertise, Me Olivier Théorêt, de l'Aide juridique, accepte de prendre le dossier, lui qui devient le troisième avocat à prendre le relais.

«Ce matin (hier), le juge Simard m'a nommé ami de la Cour. J'étais là pour faciliter les relations avec la Couronne et la Cour et pour l'aider. J'ai rencontré l'accusé et comme il ne voulait pas de contre-expertise, je ne voulais pas prendre le dossier. Car s'il est reconnu comme délinquant dangereux, il s'expose à une peine de prison indéterminée», explique Me Théorêt.

«Je veux donc consulter mon propre expert pour voir s'il aura la même opinion sur mon client. Je ne peux pas me prononcer sur le rapport d'expertise, car je ne l'ai pas lu», a-t-il conclu.

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