Attouchements sexuels sur deux fillettes

En prison sans avoir reçu sa sentence

Le Chicoutimien Christian Simard n'a pas encore reçu... (Photo archives)

Agrandir

Le Chicoutimien Christian Simard n'a pas encore reçu sa sentence, mais il déjà a pris le chemin de la prison.

Photo archives

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le Chicoutimien Christian Simard n'a pas encore reçu sa sentence, mais il déjà a pris le chemin de la prison.

L'individu de 67 ans de la rue Jauffret à Chicoutimi se retrouvait devant le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, pour les plaidoiries sur la sentence à recevoir pour des attouchements sexuels sur deux fillettes de six et neuf ans.

Comme chaque partie demandait une peine de prison ferme, le juge a accepté la demande de l'agresseur sexuel de partir immédiatement pour la prison.

La Couronne, représentée par Me Nicole Ouellet, demande une peine de 36 à 42 mois, alors que Me Pierre Gagnon, en défense, suggère plutôt deux ans moins un jour de prison ferme pour son client, à laquelle il ajouterait une probation et un suivi de 36 mois.

Simard a reconnu sa culpabilité à des gestes d'attouchements sexuels entre les années 1985 et 1992, alors qu'il était en relation avec la mère de deux enfants. Il n'en était pas le père.

Il a profité du moment où il donnait le bain aux jeunes filles pour se faire masturber, se faire faire des fellations et éjaculer. Il a aussi touché aux fesses des enfants et il leur a mesuré le tour de la poitrine au début de l'adolescence.

Le pédophile aurait commis près d'une vingtaine de gestes dégradants à l'endroit de l'une des victimes (lire témoignage) et quelques autres sur la deuxième enfant.

Mis à part le fait d'avoir plaidé coupable, Christian Simard prétend toujours qu'il n'a rien provoqué, que c'était plutôt les deux fillettes qui étaient curieuses et qui voulaient en apprendre davantage sur le sexe.

« Je veux bien croire que les fillettes étaient curieuses, mais elles n'ont certainement pas demandé à faire des fellations ou à masturber l'homme. Pas à six ou sept ans. Il dit que ce n'est pas de sa faute, car il prenait de la boisson et que ça le rendait fonceur. Et que ça lui permettait d'oublier. Difficile à croire. C'était lui l'adulte dans tout ça », a martelé Me Ouellet.

De son côté, Me Gagnon a ressorti de nombreuses jurisprudences (comme le ministère public l'avait fait aussi) pour étayer ses demandes. Chaque fois, la prison en société n'était pas considérée par la Cour du Québec ou la Cour d'appel.

Dans sa suggestion, Me Gagnon a tenu compte de la fréquence des abus, de la période et de l'âge des victimes. Mais il a aussi parlé de la thérapie de 14 mois, qui n'a pas été parfaite, mais qui a tout de même servi.

Me Gagnon a aussi proposé que son client prenne le chemin de la prison immédiatement. Les journées purgées seront comptabilisées au prorata de 1,5 jour pour chaque jour à l'ombre.

Le juge rendra sa décision le 16 avril.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer