Au moment de plaider sa sentence

L'accusé se retrouve sans avocat

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Me Justine Guay-Langevin

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Estimant que le lien de confiance avec son client, Michaël Dallaire, est complètement rompu, la criminaliste Justine Guay-Langevin se retire du dossier au moment où elle s'apprêtait à plaider les représentations sur sentence.

Le dossier de Dallaire a pris une tournure inattendue, hier après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi.

Au moment de se retrouver devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, Me Guay-Langevin l'a avisé qu'elle devait faire une déclaration au tribunal.

La criminaliste a déposé une requête pour cesser d'occuper. Elle avoue que cette décision ne fait pas son bonheur, surtout au stade où en sont rendues les procédures.

Après une réflexion de plusieurs minutes, le magistrat a accepté la requête, précisant à l'accusé qu'il pouvait se défendre seul, avoir recours à un autre avocat ou de demander de l'aide.

Interrogée à sa sortie du tribunal, Me Guay-Langevin n'a pas voulu donner les détails complets de sa décision. Mais elle n'avait pas le choix de se retirer.

« J'ai eu des documents en ma possession que je n'aurais pas dû avoir. Cela fait en sorte que le lien de confiance s'est brisé. Il n'est plus là », précise la criminaliste.

« Un avocat ne peut forcer son client à faire quoi que ce soit dans un dossier. Lorsque c'est perçu de la sorte, il est certain que le travail dans le dossier n'est pas unanime. Il y avait un désaccord sur la façon de mener le dossier », indique Me Guay-Langevin, qui trouve la situation actuelle assez difficile.

Malgré toute cette histoire, Dallaire aurait voulu que son avocate reste en place, estimant qu'il avait déjà passé par-dessus un différend avec sa procureure.

Le juge Hudon a fait valoir que c'était impossible. Il lui suggère de faire appel à un autre procureur.

Surtout que Dallaire entend défendre le fait que les cinq mois passés en prison sont suffisants pour le crime qui lui est reproché. La Couronne pourrait plutôt demander une peine passablement plus longue.

« Ce que je voudrais, c'est de l'aide pour me dire de quelle façon procéder devant le tribunal », a demandé Dallaire.

Le dossier a été reporté à vendredi. Il reste à voir si les parties pourront y aller des représentations sur sentence ou si le dossier sera repoussé de quelques semaines, le temps qu'un autre avocat puisse prendre connaissance de l'affaire.

Dallaire est incarcéré depuis le 14 septembre dernier, soit il y a un peu plus de cinq mois. Il a plaidé coupable à une introduction par effraction et à des menaces lors d'un vol de coffre-fort dans une résidence de Jonquière. Le trio de Dallaire, Alex Hudon et Cédric Pineault n'avait pu mener son projet à terme en raison de l'arrivée du propriétaire de la résidence.

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