Demande à la Commission des libérations conditionnelles

Briand essuie un refus

En 2001, Dominique Briand quittait la prison pour... ((Archives Le Quotidien))

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En 2001, Dominique Briand quittait la prison pour comparaître au Palais de justice de Chicoutimi pour le meurtre de Martin Guay, un portier du bar L'Express.

(Archives Le Quotidien)

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(Chicoutimi) Le Chicoutimien Dominique Briand ne pourra profiter immédiatement d'une liberté totale. Mais le meurtrier de Martin Guay, portier du bar L'Express, conserve les privilèges de sa semi-liberté surveillée.

Les membres de la Commission des libérations conditionnelles du Canada ont rendu leur décision au cours des derniers jours.

Dans une décision de cinq pages, dont Le Quotidien a obtenu copie, les deux commissaires expliquent clairement les raisons de leur décision. Afin d'obtenir une libération conditionnelle totale, Briand a soumis son projet en précisant qu'il pourrait habiter un immeuble à logements, qui lui serait fourni par une connaissance.

Les membres de l'équipe de gestion de cas (ÉGC) ont entériné le projet, l'estimant réaliste et adapté à ses besoins. Ils ont noté des changements dans son attitude et dans ses comportements, qu'il avait pris de la maturité. L'ÉGC avait recommandé une libération conditionnelle totale.

Mais les deux commissaires n'ont pas vu les choses du même oeil. Durant l'audience, ils ont abordé la possibilité d'un élargissement de la semi-liberté de type 4-3 (sous surveillance et en liberté) et Briand s'est montré peu intéressé, voire même fermé.

Celui-ci estimait que s'il pouvait fonctionner pendant quelques jours par semaine en appartement, qu'il pouvait le faire à temps plein. Briand disait aussi que cette offre l'obligerait à changer de maison de transition, un aspect avec lequel il n'était pas très chaud.

La commission a remarqué que Briand n'avait jamais exercé de privilège de sortie et qu'il est demeuré en transition sept jours/semaine. S'il en avait fait la demande, il aurait pu démontrer sa capacité d'adaptation et d'élargissement de son réseau social. En somme, Briand a fonctionné dans un cadre très restreint de la surveillance.

À la fin de l'audience, les commissaires ont reconnu le cheminement réalisé par l'accusé, que les risques de récidive étaient de modéré à faible, qu'il avait un travail et faisait une bonne gestion de ses finances.

Mais ils retiennent aussi que les défis à relever pour la réinsertion sociale sont toujours présents et représentent un stress supplémentaire. «Pour ces motifs, la Commission estime que le plan de sortie proposé est prématuré et n'est pas adapté à vos besoins. La Commission vous refuse la libération conditionnelle totale puisqu'elle est d'avis qu'une récidive avant l'expiration légale de votre peine présentera un risque inacceptable pour la société et que cette libération ne contribuera pas à la protection de celle-ci», écrivent les commissaires.

Pour les mêmes motifs, la Commission croit que le risque présenté par Briand est assumable dans le cadre d'une semi-liberté. Et elle lui interdit la consommation d'alcool et de stupéfiants.

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