Pornographie juvénile

Serge Lamontagne à nouveau libre

Me Francois Dionne mentionne que la famille de... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Me Francois Dionne mentionne que la famille de Serge Lamontagne vit difficilement le passage en justice.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le Jonquiérois Serge Lamontagne peut reprendre sa liberté. Mais attention, une foule de conditions lui ont été soumises, dont celles de ne plus avoir accès à internet et de ne pas approcher les enfants de moins de 16 ans.

L'homme de 62 ans a comparu devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, pour répondre aux accusations de possession et de distribution de matériel pornographique juvénile.

L'individu de la rue Fay, à Jonquière, a vu les membres de l'Équipe d'enquêtes sur l'exploitation sexuelle de la Sûreté du Québec débarquer à son domicile, mardi matin. Munis d'un mandat de perquisition, les agents ont pris possession de tout le matériel informatique de Lamontagne afin de l'étudier.

L'enquête se serait tenue sur une période de quelques mois, soit dès que les premiers événements relatifs au lien sur les images de pornographie juvénile ont été signalés.

« La perquisition a eu lieu il y a 24 heures seulement. Ils doivent analyser l'ordinateur de l'accusé. Il est encore difficile de dire si de nouvelles accusations seront portées. L'enquête en est à ses débuts », explique Me Mikaël Bourget, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

« L'origine de l'enquête provient de la cybersurveillance sur internet à la suite d'un lien (tip) venu dans le transfert d'images de pornographie juvénile. C'est ce qui a initié l'enquête. Je n'ai pas encore vu les photos et je ne sais pas si l'on parle de jeunes filles ou de jeunes garçons. La seule chose qui est connue, c'est qu'il s'agit d'images d'âge prépubère. C'est donc de la pornographie juvénile », indique l'avocat de la Couronne.

Serge Lamontagne aurait enregistré des images de pornographie juvénile dans son ordinateur, mais il serait allé plus loin en les distribuant. Selon la Couronne, il aurait transféré des images à d'autres personnes, d'où les accusations de distribution.

Me Bourget précise que les conditions de remise en liberté sont celles qui sont habituellement requises pour ce genre d'accusation. L'accusé n'a aucun antécédent judiciaire et il pouvait être remis en liberté.

Du côté de la défense, Me François Dionne précise que le dossier de la SQ a été remis à la fin du mois de décembre, mais que l'enquête avait été entreprise possiblement quelques mois auparavant.

« Il est possible que les policiers aient saisi des centaines de fichiers dans l'ordinateur. La poursuite de l'enquête devrait nous en dire davantage », indique Me Dionne.

« Et les conditions de remise en liberté sont assez sévères pour empêcher mon client de se retrouver avec des enfants de moins de 16 ans », précise l'avocat, ajoutant que l'homme de 62 ans vit difficilement la situation actuelle.

Avant de reprendre sa liberté, il a dû effectuer un dépôt de 1000 $ en argent.

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