Saoul pour aller chercher son fils

Fafard écope de travaux

Simon Fafard devra faire 100 heures de travaux... ((Archives Le Quotidien))

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Simon Fafard devra faire 100 heures de travaux communautaires pour ses frasques en état d'ébriété à la garderie de son enfant.

(Archives Le Quotidien)

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Simon Fafard devra effectuer 100 heures de travaux communautaires pour avoir refusé de passer un test d'ivressomètre et pour avoir bousculé une personne qui tentait de l'empêcher de repartir avec sa voiture et son enfant à bord. Son permis est suspendu pour une durée minimale de 15 mois.

Le 4 décembre dernier, Fafard s'est rendu à la garderie de son enfant à Saguenay. Lorsque l'individu de 30 ans s'est présenté au centre, l'une des responsables a remarqué que le papa présentait des signes d'état d'ébriété.

La procureure de la Couronne, Me Nicole Ouellet, a expliqué à la juge Micheline Paradis que le conjoint de l'éducatrice a été appelé en renfort, au cas où Fafard voudrait quitter les lieux dans son véhicule avec son enfant sur le siège arrière.

Elle semble avoir eu le flair nécessaire. Car c'est bien ce que l'accusé a tenté de faire. Au moment où le conjoint de l'éducatrice s'est interposé, celle-ci a profité de l'occasion pour sortir le bambin du véhicule.

N'appréciant pas la situation, Fafard a bousculé le témoin, qui tentait de le raisonner.

Par la suite, le père de famille a essayé de quitter les lieux avec le véhicule de sa conjointe, qui avait été appelée sur place. Comme celle-ci avait retiré les clefs, il n'a pu se sauver en voiture. Mais il a pris la fuite en courant. Il a rapidement été rattrapé par le témoin, qui l'a maîtrisé jusqu'à l'arrivée des policiers.

«Lorsqu'il a été amené au poste de police, les agents ont voulu lui faire passer le test d'ivressomètre, mais l'accusé a refusé à quatre reprises. Il disait qu'il n'était pas au volant de son véhicule», a indiqué Me Ouellet.

Simon Fafard possède un antécédent de conduite avec les facultés affaiblies qui remonte à 2004. La Couronne n'a pas signifié d'avis de récidive étant donné qu'il s'est passé une période de plus de 10 ans entre les deux causes.

«Mon client a pris les choses très au sérieux. Dans les jours qui ont suivi sa remise en liberté, il a passé une journée en prison, il est venu me voir et a voulu régler son dossier rapidement. Aujourd'hui, il remercie la personne qui s'est interposée pour qu'il ne quitte pas les lieux avec son enfant dans le véhicule. Il sait qu'il aurait pu se produire des événements regrettables. Sa conjointe a envoyé une lettre d'excuses à la garderie», a précisé Me Julien Boulianne, avocat en défense.

La juge Micheline Paradis a donc accepté la suggestion commune de 100 heures de travaux communautaires. Elle a précisé que son permis de conduire était suspendu pour une période de 15 mois.

«Ce fut une belle dérape. Une chose est certaine, ça n'a pas été votre meilleur coup», a lancé la juge.

Même si la suspension du permis de conduire est de 15 mois, la pénalité sera plus longue auprès de la Société de l'assurance-automobile du Québec (SAAQ).

«Comme il a refusé de passer le test d'ivressomètre, la SAAQ suspend son permis pour trois ans. Il pourra demander un éthylomètre dans trois mois», a conclu Me Boulianne.

Sbegin@lequotidien.com

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