Fraude envers sa grand-mère

Des travaux pour Bilodeau

Lorsqu'il fera ses travaux communautaires, Billy Bilodeau aura... ((Photo Rocket Lavoie))

Agrandir

Lorsqu'il fera ses travaux communautaires, Billy Bilodeau aura en souvenir les raisons pour laquelle il doit les effectuer.

(Photo Rocket Lavoie)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Chicoutimi) L'ancien entraîneur de baseball, Billy Bilodeau, devra faire 150 heures de travaux communautaires pour une fraude de 24 000 $ à l'endroit de sa grand-mère.

Le dossier a été plaidé hier après-midi au Palais de justice de Chicoutimi devant la juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec.

D'entrée de jeu, la procureure de la Couronne, Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon et l'avocat en défense, Me Julien Boulianne, ont convenu que la réhabilitation de l'accusé de 29 ans de Saint-Honoré ne justifiait pas une peine de prison ferme.

Mais la Couronne a commencé par demander une sentence en société, alors que la défense y est plutôt allée d'une suggestion de travaux communautaires, estimant que ce serait la meilleure façon pour son client de se rendre compte de la faute qu'il a commise.

La juge Paradis a accepté le principe des travaux communautaires.

« Chaque fois que vous allez en faire, vous allez vous souvenir de la raison pour laquelle vous les faites. Vous vous souviendrez aussi que vous avez une dette envers la société », indique la juge.

Cette dernière a tenu compte de plusieurs facteurs positifs à l'endroit de Bilodeau pour y aller de cette sentence.

La juge Paradis note que la grand-mère et les oncles de l'accusé lui ont pardonné la fraude de 24 000 $ sur une période de 11 mois.

Elle a remarqué que malgré les frasques de l'homme de 29 ans, c'est encore celui qui s'occupe de sa grand-mère, sauf pour les finances.

« Vous avez aussi contracté un prêt pour rembourser votre grand-mère. Celle-ci a récupéré tout l'argent qui avait été perdu », poursuit la juge.

Dans les faits, Bilodeau a remis 12 500 $ à sa grand-maman, alors que l'institution financière a remboursé 11 500 $ en avouant avoir fait preuve de négligence ou à tout le moins de ne pas avoir été suffisamment vigilante.

« La sentence est appropriée, car c'est mon client qui a fait les aveux. Personne ne savait qu'il avait commis la fraude. »

« Lorsqu'il a su que la famille était au courant de la fraude, il a été pris de remords. Il lui a fallu de l'humilité pour tout avouer à ses oncles et à sa conjointe. Et aujourd'hui, la famille lui a pardonné et c'est même lui qui s'occupe toujours de sa grand-mère », a conclu Me Boulianne.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer