Une cuillère de bois pour endormir bébé

Croyant qu'il agissait correctement en éduquant son enfant... ((Archives Le Quotidien))

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Croyant qu'il agissait correctement en éduquant son enfant avec une cuillère de bois, un jeune père de famille s'est aperçu qu'il avait dépassé les bornes, lorsqu'il a causé un bleu au visage de son enfant après une nuit difficile.

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(Chicoutimi) Croyant qu'il agissait correctement en éduquant son enfant avec une cuillère de bois, un jeune père de famille s'est aperçu qu'il avait dépassé les bornes, lorsqu'il a causé un bleu au visage de son enfant après une nuit difficile.

L'homme, dont on doit taire l'identité pour ne pas identifier la victime mineure, avait pour habitude d'élever ses enfants de cette manière afin de corriger le problème d'endormissement. Lui-même avait été habitué de cette façon.

L'individu de 26 ans a expliqué à la juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec, qu'il ne croyait pas mal faire.

En fait, le papa n'avait pas l'habitude de frapper son enfant avec la cuillère de bois. L'enfant souffre de problème d'endormissement et avait l'habitude de se frapper la tête sur les barreaux du lit et à faire des bruits avec la bouche pour s'endormir.

Les parents avaient pris l'habitude d'utiliser la cuillère de bois pour faire eux-mêmes du bruit afin d'aider l'enfant.

Mais une nuit, alors que les événements ne cessaient de se répéter, le père de famille s'est levé exaspéré. Il a donné un coup de cuillère sans voir où il frappait. C'est au réveil qu'il a vu le bleu au visage de l'enfant.

L'avocat en défense, Me Claude Beaulieu, demande une absolution inconditionnelle pour son client, car celui-ci ne pourrait avoir d'avancement dans son entreprise et qu'il pourrait même perdre son emploi.

« La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) a fermé le dossier, mon client a pu réintégrer le milieu familial. Il est un actif pour la société et il s'occupe bien de sa famille », précise Me Beaulieu.

Du côté de la Couronne, Me Nicole Ouellet convient que l'emprisonnement n'est pas nécessaire et que l'accusé pourrait bénéficier d'une absolution, mais conditionnelle.

La juge a pris la cause en délibéré et rendra sa décision le 20 février.

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