Accusé de voies de fait armées

Jean-François Otis reprend sa liberté

Jean-François Otis, un syndiqué en lock-out du garage... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Jean-François Otis, un syndiqué en lock-out du garage Kia de Chicoutimi, a pu reprendre sa liberté. Mais il ne peut plus se rendre sur les lignes de piquetage.

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(Chicoutimi) Le syndiqué du garage Kia Harold auto de Chicoutimi, Jean-François Otis, a repris sa liberté, hier matin, au Palais de justice. Mais il lui est désormais interdit de retourner sur la ligne de piquetage du concessionnaire automobile du boulevard du Royaume.

Le client de Me Jean-Marc Fradette doit répondre à une accusation de voies de fait armées sur un employé-cadre du garage. Mardi matin, au moment où il procédait au déneigement de la ligne de piquetage, au volant de son véhicule tout-terrain, il aurait passé sur le pied d'un employé-cadre venu le filmer.

Jean-François Otis a été arrêté et a comparu mardi après-midi en Cour. Il en est à sa quatrième accusation de voies de fait dans le cadre du conflit (avoir tiré de l'eau, avoir lancé des confettis et avoir filmé des clients).

La procureure de la Couronne, Me Audrey Allard, a imposé de nombreuses conditions pour la remise en liberté du travailleur en lock-out.

Il lui est interdit de se rendre sur les terrains des concessionnaires en lock-out de la région et ne peut se trouver à moins de 500 mètres de ces garages. La Cour l'autorise à circuler à proximité des garages (passer devant), sans s'y arrêter.

Le tribunal lui interdit de se rendre sur les lieux de travail et aux domiciles des quatre victimes identifiées par les poursuites, de les importuner ou de communiquer avec elles.

Il doit remettre ses armes de chasse aux policiers de Saguenay. Jean-François Otis a déposé une somme de 1000 $ pour garantir sa liberté et le respect des conditions.

« Si nous avons déposé des accusations de voies de fait armé avec un VTT, c'est que nous avons la preuve au dossier de cette accusation. Et nous acceptons la remise en liberté, étant donné que les garanties offertes par la défense sont suffisantes en tenant compte de la nature des dossiers et des antécédents de M. Otis », a indiqué Me Allard.

Pour sa part, Me Fradette ne comprend pas vraiment les accusations portées contre son client. Il croit que la Couronne aurait dû visionner la vidéo avant de déposer une plainte.

« La Couronne ne l'a vue que ce matin (hier) en même temps que nous. Elle a déposé les accusations, car elle a cru le témoignage du plaignant », précise Me Fradette.

« Il y a plusieurs irrégularités dans les déclarations du plaignant. Ce n'est pas vrai qu'il s'est fait passer sur le pied par le VTT. Nous avons une vidéo assez claire à cet effet. On voit la victime se placer volontairement devant et derrière le véhicule tout-terrain. C'est même elle qui a frappé notre client, ce que le plaignant a omis de dire. L'accusation ne tient donc pas la route. »

« Tout ça fait en sorte que l'enquête caution n'aurait rien donné, que ça n'aurait été qu'une enquête spectacle », mentionne le criminaliste.

Les dossiers de Jean-François Otis doivent revenir en Cour le 9 mars.

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