Manquement à ses conditions

Dany Brisson demande une autre chance

Palais de justice de Chicoutimi... (Photo archives Rocket Lavoie)

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Palais de justice de Chicoutimi

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(Chicoutimi) Dany Brisson pourra-t-il retourner en thérapie malgré un manquement lors de sa dernière permission de sortie? Voilà la question à laquelle le juge Pierre Simard devra répondre aujourd'hui. Hier, l'avocat de Brisson, Me Charles Cantin, ainsi que le procureur de la Couronne, Me Sébastien Vallée, ont présenté des visions différentes des faits.

Me Cantin espère voir son client reprendre le chemin de la maison de thérapie alors que Me Vallée n'entend pas lui donner cette seconde chance.

En septembre dernier, Dany Brisson a plaidé coupable à une accusation de possession de plus de 6,5 kilogrammes de marijuana dans le but d'en faire le trafic, de possession de .5 grammes de cocaïne et de possession de métamphétamines. Il a aussi plaidé coupable à une accusation d'introduction par effraction et de méfaits dans un domicile. Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, lui avait alors permis de suivre une thérapie en attendant la suite des procédures.

À l'occasion d'une sortie de la maison de thérapie dans le temps des Fêtes, Brisson a consommé de la cocaïne, brisant ainsi ses conditions. Il s'est lui-même dénoncé par la suite.

Hier, Dany Brisson a comparu devant le juge Pierre Simard.

Il a raconté au juge avoir perdu ses deux frères et sa conjointe en raison de surdoses. Il a affirmé avoir de la difficulté à faire son deuil, ce qu'il avait entrepris grâce à la thérapie. L'homme aujourd'hui âgé de 37 ans a affirmé être aux prises avec des problèmes de consommation de drogue et d'alcool depuis l'âge de 14 ans.

Son avocat, Me Charles Cantin, a demandé que son client puisse retourner en thérapie.

« Je ne vous dis pas que c'est un échec cette rechute, après 23 ans de consommation », a-t-il affirmé. « Où est le risque pour la société de remettre monsieur en thérapie? Il n'y en a pas. De toute façon, c'est de la quasi-détention que je demande avec une thérapie sans sortie. »

Le procureur de la Couronne voit les choses d'une tout autre façon.

« Quelle est sa capacité à respecter des conditions? Il bénéficiait d'un privilège, soit celui de pouvoir suivre une thérapie. Des manquements, ce ne sont pas des rechutes, ce sont des crimes. »

Le juge Simard a suspendu les procédures jusqu'à aujourd'hui.

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