Coups de poing chez McDonald's

21 mois pour un « matamore »

Le Baieriverain Martin Brassard-Tremblay aura 21 mois pour réfléchir à la... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Chicoutimi) Le Baieriverain Martin Brassard-Tremblay aura 21 mois pour réfléchir à la portée des coups de poing qu'il a assénés à des individus au restaurant McDonald's de Chicoutimi en octobre 2012.

Le jeune homme de 22 ans (il avait 20 ans au moment de l'altercation) avait une bonne idée de ce qui l'attendait à son entrée dans la salle d'audience du Palais de justice de Chicoutimi, hier matin.

Les avocats au dossier, Me Julien Boulianne, en défense, et Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, pour la Couronne, y sont allés d'une suggestion commune au juge Jean Hudon, de la Cour du Québec. Brassard-Tremblay reçoit une peine de 15 mois pour les voies de fait avec lésions, un mois consécutif pour un bris de probation et un autre cinq mois consécutifs pour une entrave à la justice, pour un total de 21 mois. Il se trouvera en probation pour une année à sa sortie de prison.

Le juge Hudon a accepté la suggestion commune étant donné que les sentences étaient consécutives. Il a parlé de la gravité des gestes posés par Tremblay-Brassard.

« Vous possédez une bonne carrure », a lancé le magistrat en référence au physique imposant de l'accusé.

« En donnant un coup de poing, vous pouvez faire très mal à quelqu'un. Dans votre cas, il y a eu des conséquences graves pour l'une des victimes. Elle a été hospitalisée. Il faut dire que dans la vidéo, nous voyons que vous vous êtes dirigés sur les victimes comme un matamore », de dire le juge Hudon.

En fait, le soir des événements, le 6 octobre 2012, Brassard-Tremblay et ses amis, dont son amie de coeur, ont maille à partir avec un groupe d'individus au Pub Avenue, à Chicoutimi. Plus tard en soirée, le groupe de l'accusé s'est retrouvé sur le stationnement du McDonald's.

La copine de Brassard-Tremblay est entrée dans le restaurant et en est ressortie rapidement pour lui signifier qu'elle avait été poussée par des membres du groupe rencontré précédemment.

L'accusé n'a fait ni un ni deux et est entré. Il a asséné un coup de poing au visage de sa première victime, qui s'est effondrée au sol inconsciente. Il a réservé le même sort à une deuxième personne qui est demeurée par terre. Et un troisième personnage a goûté à la médecine de Brassard-Tremblay. Les images vidéos sont éloquentes et révélatrices.

« Il est évident que mon client n'est pas entré dans le restaurant pour jouer aux cartes. Il peut y avoir eu une forme de préméditation, car il a eu le temps de penser à ce qu'il faisait en entrant dans le restaurant. La vidéo a fait mal à mon client », a commenté Me Boulianne.

Le soir de l'altercation, Brassard-Tremblay était notamment accompagné de Jean-Philippe Lavoie. Celui-ci a frappé un des individus avec un banc de restaurant. Il a écopé de 150 heures de travaux communautaires, d'amendes et fait un don de 500 $ pour sa participation à la bagarre.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer