Procès de Maxime Larouche

Me Cantin questionne la crédibilité du policier

Me Charles Cantin demande tout simplement un arrêt... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Me Charles Cantin demande tout simplement un arrêt des procédures dans la poursuite pour conduite avec les facultés affaiblies contre son client Maxime Larouche.

(Photo Jeannot Lévesque)

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(Chicoutimi) Le policier et technicien de la Sécurité publique de Saguenay (SPS), Stéphane Laberge, n'a pas seulement demandé 2000 $ à un accusé pour oublier son dossier de facultés affaiblies, il a aussi détruit, dans une autre affaire, plusieurs grammes de cocaïne sur une scène de crime.

Stéphane Laberge a « flushé » la drogue dans la toilette de la résidence où il était intervenu pour un cas de violence conjugale. Son geste a entraîné une suspension de 90 jours sans salaire. Aucune accusation criminelle n'a été déposée contre lui dans ce dossier ni dans celui de la somme d'argent.

L'information sur la drogue a été dévoilée, mercredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi, devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, au moment où Laberge devait poursuivre son contre-interrogatoire relativement à la requête d'arrêt des procédures dans le dossier de Maxime Larouche (conduite en état d'ébriété). Me Charles Cantin, en défense, demande que sa requête devienne effective, estimant que la crédibilité du témoin de la Couronne est sérieusement entachée.

Hier matin, le criminaliste voulait obtenir la confirmation que l'agent Laberge n'avait pas été suspendu uniquement pour avoir dit à un accusé de lui verser 2000 $ pour ne pas témoigner contre lui, mais qu'il l'avait aussi été pour une affaire de destruction de pièce à conviction.

« Je voudrais bien avoir les notes sur la corruption des fonctionnaires. M. Laberge a été suspendu pour l'histoire du 2000 $. On vient de me remettre les notes à ce sujet. Mais il y aurait eu une autre suspension pour de la destruction de stupéfiant. Il serait de bon aloi que l'on me remette le dossier disciplinaire du policier », indique Me Cantin.

« Je vais officiellement demander les documents par le biais d'une requête écrite et je verrai alors jusqu'où je pourrai aller. Mais il y a de fortes probabilités que j'en arrive à demander l'arrêt des procédures pour "misconduct" (inconduite). Car tout cela jette du discrédit sur le système », reprend le criminaliste.

Les informations ont été dévoilées, même si le contre-interrogatoire n'a pu avoir lieu. Le patrouilleur était absent de la Cour. Il n'avait pas été avisé que sa présence était requise.

Sous la recommandation du juge Hudon, le policier a été contacté et s'est présenté à la Cour.

Me Cantin n'a pas été en mesure de connaître la quantité de drogue que Laberge a détruite. Il l'estime à plusieurs grammes de cocaïne.

« Ce sont des informations sérieuses, surtout que nous nous trouvons dans une requête en arrêt de prodécure sur le comportement d'un membre de la police de Saguenay. »

« Il y a beaucoup de questions sans réponse. Je veux savoir dans quelle circonstance cela s'est produit, à quel moment c'est arrivé, la quantité de drogue trouvée, qui était au courant et qui a sanctionné tout ça. Tout ça, je veux le savoir. Car ce qui s'est produit est illégal et c'est prouvé par la suspension du policier », note l'avocat de la défense.

Ce dernier ajoute que l'exécutif de Saguneay est au courant du dossier, car les membres ont entériné la suspension du policier.

Sur cet aspect, le maire Jean Tremblay n'a pas voulu commenter l'affaire, disant que ça avait été réglé déjà.

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