Pierre-Luc Gobeil

Accusé de production de cannabis

Pierre-Luc Gobeil a fait une brève apparition devant... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Pierre-Luc Gobeil a fait une brève apparition devant le juge Michel Boudreault de la Cour du Québec hier. Il fait face à une accusation de production de cannabis. Il est ici accompagné de son avocat, Me Charles Cantin.

(Photo Jeannot Lévesque)

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Une accusation de production de cannabis a été déposée contre Pierre-Luc Gobeil, hier, au Palais de justice de Chicoutimi. L'individu de 35 ans sera de retour devant le juge le 19 janvier prochain pour la divulgation de la preuve.

Pierre-Luc Gobeil a fait une brève apparition devant le juge Michel Boudreault de la Cour du Québec en milieu d'après-midi. En plus de l'accusation de production de cannabis, il fait face à une accusation de possession de drogue pour des événements datant de février dernier.

La semaine dernière, les policiers des projets spéciaux de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) ont effectué une perquisition de drogue dans une grange du chemin du Plateau à La Baie, à la suite d'informations fournies par le public. Pierre-Luc Gobeil, 35 ans, a été arrêté sur les lieux.

«Cinq plants de marijuana d'une valeur de 2000 $ chacun et 2977 grammes de cannabis qui séchait dans la grange, d'une valeur de 29 770 $, ont été saisis sur les lieux ", affirme Bruno Cormier de la Sécurité publique de Saguenay.

L'homme avait été relâché sous promesse de comparaître.

«Nous savions déjà que Pierre-Luc Gobeil devrait se présenter en cour le 9 décembre pour une cause antérieure en semblable matière. Nous avons choisi, avec la couronne, de placer le dossier au même moment pour le bien de la justice. Nous aurions agi de la même manière pour n'importe quel individu ", assure Bruno Cormier.

Défense

À sa sortie de la salle d'audience, Me Charles Cantin, avocat de la défense, a fait connaître son mécontentement face à la couverture des événements dans les médias. Il a déploré que certains aient fait le lien entre l'individu et sa mère, copropriétaire de la Ferme Tremblay et Gobeil de La Baie où la saisie a eu lieu.

«Je voudrais qu'on laisse Francyne Gobeil tranquille. Elle n'a absolument rien à se reprocher ", a-t-il affirmé d'emblée. " Il n'y a pas d'infraction de la part des propriétaires. Ils ne pouvaient pas savoir. Ça s'est passé dans un vieux poulailler inutilisé situé derrière la ferme. La seule personne en cause, c'est mon client, Pierre-Luc Gobeil. »

Me Cantin procédera à l'analyse de la situation au cours des prochains jours. " Même si on pense qu'on est légal, ça ne veut pas dire qu'on est éthique. Cette dame a vécu un certain traumatisme de se voir à la télévision avec ses bâtiments qu'elle a mis une vie à édifier. C'est facile de détruire quelqu'un par les médias ", insiste-t-il. Me Cantin remet également en cause la valeur de la saisie. " Il faudrait éviter de penser qu'il s'agit d'une production à grande échelle. Il y avait cinq ou six plants. Ça vaut habituellement entre 1000 $ et 2000 $ chacun. Un plant contient des racines, la terre, la tige, les feuilles et les cocottes. Je pense qu'ils ont pesé l'ensemble du plant pour arriver à près de 40 000 $. »

L'avocat de la défense entend régler le dossier le plus rapidement possible.

«On va réunir les dossiers et prendre une décision rapidement. Il est possible qu'on agisse promptement. Mon objectif est de tirer un trait là-dessus le plus vite possible, pour mon client et pour sa mère qui est très affectée. »

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