À 168 km/h sur l'autoroute 70

Une folle randonnée coûteuse

Nathan Simard-Jean a conduit sa Honda Civic modifiée... ((Facebook))

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Nathan Simard-Jean a conduit sa Honda Civic modifiée à plus de 160 km/h sur l'autoroute 70 avant d'en perdre le contrôle.

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(CHICOUTIMI) Nathan Simard-Jean pourrait payer chèrement sa folle randonnée en voiture et surtout sa sortie rapide de la voie publique. Le jeune homme doit répondre d'une accusation de conduite dangereuse et d'autres accusations pourraient s'ajouter à son dossier.

Le jeune de 19 ans, de la rue des Cascades à Laterrière, a comparu au Palais de justice de Chicoutimi, jeudi matin, pour faire face en plus à des chefs de harcèlement et de voies de fait sur une autre personne complètement indépendante au grand excès de vitesse survenu mercredi soir.

Les policiers de la Sûreté du Québec ont intercepté Simard-Jean alors qu'il roulait à 168 km/h dans une zone de 100 km/h, sur l'autoroute 70, soit un grand excès de vitesse (GEV). Il a été capté à la hauteur de la rue Saint-Dominique. Les policiers l'ont rattrapé à la sortie du chemin Saint-Benoit, environ cinq ou six kilomètres plus loin.

Là où la situation s'est corsée, c'est au moment où il a voulu quitter l'autoroute. Arrivant trop rapidement, il a échappé le contrôle de sa Honda Civic dans la bretelle du chemin Saint-Benoit, à Jonquière. Même si la température oscillait autour de moins 10 degrés Celsius et qu'il y avait un peu de neige au sol, le véhicule de l'accusé était chaussé de pneus d'été.

Nathan Simard-Jean a reçu une contravention de 1100$ et l'ajout de 14 points (maximum de 15) d'inaptitude à son dossier de la Société de l'assurance-automobile du Québec (SAAQ). Par contre, cette amende pourrait être retirée si l'accusé plaide coupable ou est reconnu coupable à l'accusation de conduite dangereuse, car il ne peut recevoir deux condamnations pour un même dossier.

«La poursuite du fautif s'est déroulée sur une distance de cinq ou six kilomètres. Entre le moment où la vitesse est captée sur radar, nos policiers doivent partir de zéro alors que le fautif roule déjà à plus de 160 km/h. Du début à la fin de l'opération, nos agents ont eu la voiture en visuel», explique Jean Tremblay, de la Sûreté du Québec.

L'enquête policière n'est pas terminée dans ce dossier. Les enquêteurs de la SQ analysent toujours la situation notamment en raison de blessures infligées à deux des occupants de la voiture.

«Une jeune fille a été blessée à la colonne vertébrale. Elle aurait trois fractures aux vertèbres. Une autre personne a subi de légères blessures», note M. Tremblay.

Le jeune homme a donc comparu en fin d'avant-midi devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec. Il est demeuré calme dans la boîte des accusés sous le regard attentif de sa mère, qui s'est portée garante de son fils en déposant une somme de 1000$. L'accusé s'est engagé pour un montant de 300$ sans dépôt.

«Les trois accusations portées contre mon client touchent deux événements différents. Il y a eu la conduite dangereuse dans un premier temps. Les accusations de voies de fait et de harcèlement sur un plaignant concernent une affaire survenue le 23 novembre. Les dossiers sont apparus à la cour étant donné que mon client revenait pour la conduite dangereuse», mentionne Marie-Ève St-Cyr, avocate de la défense.

Dans les autres conditions de remise en liberté, Simard-Jean a dû déposer son permis de conduire, ne peut plus conduire de véhicule, doit respecter un couvre-feu de 21 h à 7 h et ne pas se rendre au domicile de la victime du harcèlement ni de celles qui étaient à bord du véhicule.

Le dossier reviendra en cour le 13 janvier.

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