Sursis de sentence pour des raisons humanitaires

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Une mère de famille de Saguenay aurait dû écoper de travaux communautaires pour avoir corrigé son jeune garçon, mais le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a accepté une suggestion commune des avocats en lui imposant un sursis de sentence pour des raisons humanitaires.

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(CHICOUTIMI) Une mère de famille de Saguenay aurait dû écoper de travaux communautaires pour avoir corrigé son jeune garçon, mais le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a accepté une suggestion commune des avocats en lui imposant un sursis de sentence pour des raisons humanitaires.

Hier matin, la dame a enregistré un plaidoyer de culpabilité par le biais d'une lettre envoyée à son avocate, Me Sophie Bergeron. Le juge s'est interrogé sur cette façon de procéder, mais lorsqu'il a appris les raisons invoquées par les deux parties, il a bien compris la situation.

«Ma cliente souffre de trois cancers et est en arrêt de traitement pour l'instant. Elle n'est pas en mesure de se déplacer à la Cour. Elle est trop faible ", a indiqué Me Bergeron.

Son homologue du ministère public, Me Nicole Ouellet, avoue qu'en temps normal, elle aurait demandé des travaux communautaires en raison des gestes posés à l'endroit de son enfant.

«Mais dans les circonstances, nous nous sommes entendues pour un sursis de sentence et une probation de 12 mois. Depuis les événements, la dame a retrouvé son enfant et s'en occupe bien ", poursuit Me Ouellet.

Le magistrat a accepté ce plaidoyer de culpabilité. Afin de ménager l'état de santé de la dame, les documents qu'elle doit signer lui seront amenés à la maison et ramenés au Palais de justice par la suite.

Dans la même histoire, le conjoint de la dame en question a écopé de 150 heures de travaux communautaires pour avoir " serré les ouïes " du même enfant à une autre occasion.

Suggestion rejetée

Un autre dossier de violence sur un enfant s'est aussi réglé avec une sentence de 50 heures de travaux communautaires. L'homme s'est énervé à quelques reprises sur son fiston de neuf ans en déchirant son manteau, en lui administrant quelques taloches derrière la tête et en le lançant dans le lit un matin où il s'était levé trop tôt.

Le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec, a retenu que l'individu avait participé à des rencontres afin de gérer sa colère et le fait qu'il coopère avec la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Dans un autre ordre d'idée, le juge Larouche a rejeté une suggestion commune des avocats David-Alexandre Aubé (défense) et Marie-Josée Hamelin-Gagnon (couronne) d'imposer une amende de 200 $ à une dame qui a plaidé coupable de possession de 6,1 grammes de cannabis.

«Que faites-vous dans la vie? ", a demandé le juge. " Je suis à la maison ", a répondu la dame. " Avez-vous des revenus? ", d'interroger le magistrat. " Je vis de l'aide sociale ", a poursuivi l'accusée.

«J'ai de la misère avec le fait que ce soit les impôts (pour aide sociale) des citoyens du Québec qui viennent payer une amende au tribunal. Vous me paraissez en bonne santé et en forme. Vous ferez donc 20 heures de travaux communautaires ", a plutôt tranché le juge Larouche.

Sbegin@lequotidien.com

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