André Dallaire devra payer 2000$

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(CHICOUTIMI) André Dallaire n'avait jamais eu de contacts avec la justice. Le Jonquiérois l'a appris difficilement en recevant une amende de 2000 $ pour avoir conduit avec les facultés affaiblies.

L'homme de 55 ans aurait pu aggraver son cas, cet après-midi du 30 juillet 2012, car il a heurté une jeune fille qui roulait à vélo.

Il circulait sur la route 172 à Saint-Nazaire et affichait un taux d'alcoolémie de 274 milligrammes d'alcool par 100 millilitres de sang, soit trois fois plus que la limite autorisée.

Marie-Josée Hamelin-Gagnon, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales, a expliqué au juge Rosaire Larouche que l'automobiliste circulait à basse vitesse lorsqu'il a touché la cycliste avec son miroir.

«Il n'y a pas eu de chute. Mais la jeune fille a parlé d'une douleur à l'épaule. Par contre, nous ne pouvons dire si ce mal résulte du contact, car la victime souffrait déjà ", explique Me Hamelin-Gagnon.

«L'automobiliste s'est immédiatement arrêté et s'est informé de l'état de santé de la jeune fille. Il l'a même embarquée dans sa voiture ", ajoute l'avocate.

Sauf que la jeune fille a rapidement demandé à débarquer devant le garage à Saint-Nazaire. Elle avait remarqué que le conducteur avait une conduite erratique et a préféré sortir ", indique la représentante du ministère public.

En sortant, la cycliste a communiqué avec les policiers de la Sûreté du Québec pour leur faire part des événements, notamment de son doute sur la conduite en état d'ébriété.

Le hasard a voulu que la voiture de Dallaire se retrouve en panne d'essence quelques mètres plus loin. L'automobiliste et son passager ont tenté d'amener le véhicule jusqu'à la station-service en la poussant, mais ils l'ont plutôt envoyé dans le fossé.

Dallaire s'est alors rendu à pied au garage où les policiers étaient arrivés. La jeune fille a identifié le conducteur et celui-ci s'est présenté aux agents. Il a confirmé avoir touché l'adolescente avec le miroir de son véhicule, mais ne semblait pas se douter que les agents vérifieraient aussi son haleine. Et il a soufflé à plus de .270.

Même si la Couronne a demandé une peine de 30 jours de prison à purger de façon discontinue, le juge Rosaire Larouche a plutôt retenu la suggestion de l'avocat en défense, Me Julien Boulianne, d'imposer une amende de 2000 $.

«C'est exactement ce que je pensais. Je ne peux pas imposer une sentence en fonction d'une blessure, car rien ne dit que la douleur provient de l'impact ", de dire le juge Larouche.

«Par contre, malgré votre taux d'alcoolémie, vous avez eu l'intelligence de vous arrêter et d'aider la victime. Vous n'avez pas fui les lieux, car les conséquences auraient pu être plus importantes ", ajoute le magistrat.

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