Bonsant était toujours conscient

Il ne croyait pas son ami en danger

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Me Marie-Ève D'Anjou croit que deux années de prison serait suffisant pour le jeune homme, qui poursuit sa réhabilitation.

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(Chicoutimi) Même si Maxime Pelletier a frappé son grand ami Dave Bonsant de coups de barre de fer à la tête, il n'a pas cru que sa vie était en danger au point d'en mourir. Surtout qu'au moment de quitter les lieux de la bagarre, Bonsant lui a fait un signe de la main.

Ce n'est que le lendemain qu'il a appris le décès de son ami d'enfance. Les policiers de la Sûreté du Québec lui ont appris la triste nouvelle en se rendant chez lui.

Pour la première fois depuis le 1er septembre 2012, soir de l'altercation néfaste à la sortie des bars à Jonquière, Maxime Pelletier s'est adressé au tribunal.

Après avoir parlé de sa vie et de son amitié avec Dave Bonsant, qui remontait à plus de 12 ans, le jeune homme de 21 ans est revenu sur la trame dramatique de la soirée.

Le soir des événements, les cinq amis avaient décidé de se rendre au Saguenay pour faire la fête. En début de nuit, Bonsant s'est chamaillé avec Pelletier. Sans raison apparente, Bonsant l'a frappé d'un coup de tête au nez.

« Il venait de me casser deux dents. J'ai voulu me protéger, car je sais que Dave fait du combat extrême. Je suis allé dans le coffre de la voiture pour y prendre le cric (clé à roue). Et j'ai donné deux coups », a résumé Pelletier.

« Je suis sous le choc avec le décès de Dave, surtout que c'est à cause de moi que c'est arrivé. Je présente mes excuses à la famille. Je sais que ça ne ramènera jamais Dave et je comprends votre douleur », a exprimé l'accusé, en regardant les parents et le frère de Dave Bonsant, présents dans la salle 3,09 du Palais de justice de Chicoutimi.

Ce dernier sait qu'il se retrouvera à l'ombre et accepte les conséquences du geste qu'il a posé le soir du 1er septembre 2012.

Triste accident

Ces prémices ont donc amené les avocats de la défense, Mes Marie-Ève D'anjou et Alexandre Saint-Onge, à suggérer une peine d'emprisonnement de deux ans à partir de la décision du juge. Pelletier a déjà purgé l'équivalent de 72 jours de prison (45 jours X 1,5). La peine totale équivaudrait à 26 mois de prison.

« Il faut se souvenir que la victime s'était battue la veille et avait un comportement agressif le soir des événements. Mon client a été agressé et blessé par Dave Bonsant. Il s'est défendu. Au moment où le groupe a quitté les lieux, un témoin indépendant dit que M. Bonsant était debout. M. Pelletier ne connaissait pas l'état de santé de son ami », a fait voir la défense.

Les avocats de la défense ajoutent que la force des coups de Maxime Pelletier n'était pas assez violente pour causer une fracture du crâne ou des dommages directs au cerveau.

« Il ne s'agissait pas non plus d'un geste gratuit ni d'une agression brutale ou sauvage. Mon client a aussi des regrets sincères », justifie la défense.

Parmi les facteurs atténuants, la défense parle du plaidoyer de culpabilité, de la renonciation à l'enquête préliminaire, à l'absence d'antécédents judiciaires, au jeune âge de l'accusé et à sa forte probabilité de réhabilitation.

La défense a aussi retenu comme facteurs aggravants l'utilisation d'une arme et les conséquences sur la famille de la victime.

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