Homicide involontaire de Dave Bonsant

Pelletier se prépare pour une longue peine

Maxime Pelletier a voulu se protéger de son... ((Photo Jeannot Lévesque))

Agrandir

Maxime Pelletier a voulu se protéger de son ami Dave Bonsant en le frappant avec une barre de fer.

(Photo Jeannot Lévesque)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Chicoutimi) Maxime Pelletier devra profiter de la prochaine période des Fêtes avec ses proches, car il se pourrait bien que ce soit sa dernière en famille pour un certain temps.

L'individu de Beloeil attend sa sentence pour l'homicide involontaire de son grand ami, Dave Bonsant, survenu le 1er septembre 2012 à l'arrière du bureau des avocats criminalistes Cantin, Bouchard et Boulianne de Jonquière. À la sortie des bars, une altercation a éclaté entre Bonsant et Pelletier. Les choses ont tourné au vinaigre lorsque l'accusé a sorti une barre de fer pour frapper son copain à la tête.

Le jeune homme de 21 ans se retrouvera fort possiblement en prison pour les prochaines années. Il reste à savoir si le juge Richard P. Daoust le condamnera à deux années de prison (suggestion de la défense) ou à sept ou huit ans de pénitencier (demande de la Couronne). Le magistrat a le loisir d'imposer une peine moins sévère, plus sévère ou qui se situe entre les deux recommandations.

Pelletier a plaidé coupable en avril dernier à une accusation réduite d'homicide involontaire, lui qui était initialement accusé de meurtre au deuxième degré.

Devant le juge Richard P. Daoust, Me Sébastien Vallée, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales, a justifié sa demande de sept années de pénitencier en précisant que le geste ressemble plus à un meurtre qu'à un simple accident.

« Il n'est pas facile d'imposer une peine, car pour les homicides involontaires, il y a une macédoine de sentences. Oui la jurisprudence établit un courant, notamment avec des peines moins sévères pour une poussée ou un coup de poing », lance Me Vallée.

« Mais ici, le geste se rapproche plus du meurtre que de l'accident. Nous sommes ailleurs qu'un simple coup de poing. L'accusé a utilisé une barre de fer pour frapper la victime », ajoute le représentant du ministère public.

Me Vallée a retenu comme facteurs aggravants le fait que Pelletier n'a pas quitté au moment de l'altercation et qu'il a plutôt pris une barre de fer dans le coffre de la voiture pour se venger et que les coups ont été portés à la tête de la victime.

« Je retiens surtout le fait qu'il y avait un grand lien d'amitié entre les deux personnes. L'accusé aurait dû avoir une hésitation avant d'aller chercher la barre de fer et de s'en servir. Il a aussi laissé son grand ami au sol inanimé et n'a pas appelé les secours. Il a même quitté les lieux et a fait cinq heures de route sans se soucier de l'état de santé de Dave Bonsant. Qui sait si M. Bonsant avait pu être sauvé? L'accusé a fait preuve d'une totale négligence pour la vie d'un ami. C'était peut-être de la lâcheté », soutient Me Vallée.

Quant aux excuses données aux membres de la famille, hier matin, Sébastien Vallée comprend qu'elles aient été faites.

« Mais ces excuses arrivent un peu tard, deux ans après les événements. Je trouve troublant de voir que M. Pelletier comprend la douleur de la famille Bonsant après avoir lui-même perdu son frère jumeau (Simon). Aurait-il eu la même empathie sans la mort de son frère? », a questionné Me Vallée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer