Liberté de courte durée

Gaudreault retourne en prison

Jean-François Gaudreault a brisé deux conditions de sa... ((Photo Michel Tremblay))

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Jean-François Gaudreault a brisé deux conditions de sa sentence en liberté pour des introductions par effraction et des vols en se promenant sur un vélo sur la place publique tout en étant en possession d'un tournevis.

(Photo Michel Tremblay)

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(CHICOUTIMI) Le Chicoutimien Jean-François Gaudreault aura profité de sa pleine liberté durant trois semaines et trois jours. Il a repris, hier, le chemin de la prison pour une période de 60 jours.

Le client de Me Charles Cantin avait bénéficié d'une sentence en liberté de 18 mois lorsque le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, lui avait accordé une chance de s'en sortir, le 9 octobre, et de reprendre le droit chemin. Il avait été condamné pour des introductions par effraction et des vols.

Lundi matin, vers 2 h 50, les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) ont intercepté Gaudreault sur la voie publique. Il était sur un vélo et roulait avec une imprimante qu'il avait trouvée dans les poubelles sur le guidon.

Jugeant la situation bizarre, les agents ont intercepté l'homme de 49 ans. Ils lui ont posé des questions et lui ont demandé de vider ses poches. Ils ont trouvé un petit tournevis.

Gaudreault venait de briser deux conditions de remise en liberté. Il était encore assigné à domicile 24 heures sur 24 et ne pouvait se promener avec des outils sur la place publique.

La procureure de la Couronne, Me Mélanie Paré, a immédiatement demandé la révocation de la liberté de Gaudreault, alors que Me Cantin a plutôt opté pour une révocation partielle de 30 jours. Le juge a tranché à 60 jours.

«J'admets avoir fait une erreur. Je sais que le juge Boudreault m'avait donné une chance. Je n'aurais pas dû sortir, surtout que depuis ma sentence, j'ai respecté tout ce qui m'a été demandé et j'ai entrepris les démarches pour mes travaux communautaires», a témoigné Gaudreault.

C'est que Gaudreault a mentionné qu'il devait remiser la bicyclette de sa conjointe pour l'hiver. Mais il a décidé de faire une petite virée de quelques rues. Pour le tournevis, il a dit qu'il ne se souvenait pas l'avoir dans ses pantalons et qu'il l'avait utilisé toute la journée pour faire des réparations à son logement.

«Ce que vous avez fait est inacceptable. Vos explications me laissent perplexe, notamment sur la présence d'un tournevis dans vos poches et votre sortie à vélo en pleine nuit», a mentionné le juge Paul Guimond.

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