Denis Tanguay

Le verdict sera connu le 19 novembre

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(Chicoutimi) Denis Tanguay, de Saint-Nazaire, passera-t-il encore 90 jours en prison ou écopera-t-il d'une peine de six à neuf mois derrière les barreaux?

Doit-il être condamné pour ce qu'il a fait ou ce qui aurait pu survenir? Il le saura le 19 novembre.

Durant quelques heures, le procureur de la Couronne, Me Jean-Sébastien Lebel et l'avocat de la défense, Me Luc Tourangeau, ont procédé aux représentations sur sentence devant la juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec.

Il y a quelques semaines, Tanguay, un individu de 24 ans, a reconnu sa culpabilité de voies de fait sur des policiers, de bris de probation, de conduite avec les facultés affaiblies, de conduite dangereuse, de possession d'une arme à feu dans un dessein dangereux et de possession illégale d'une arme à feu.

Il s'était retrouvé face aux policiers de la Sûreté du Québec le soir du 21 août. Il était armé d'un fusil datant de 1894.

«J'étais au bout du rouleau. Je voulais me faire tirer ce soir-là pour mettre un terme à tout ça», a raconté Tanguay.

Incarcéré depuis maintenant 71 jours, Tanguay a déclaré à la juge qu'il voulait maintenant se sortir du bourbier dans lequel il se trouve depuis de nombreuses années, alors qu'il mélange l'alcool et les stupéfiants.

Père de deux jeunes enfants et vivant avec sa conjointe, qui a deux autres enfants, Tanguay dit s'être ouvert les yeux depuis sa détention. Sobre depuis son arrestation - il n'avait pas le choix en prison -, il se rend compte qu'il doit tout faire pour s'en sortir afin de prendre soin de sa famille.

Son avocat demeure convaincu qu'il peut y arriver.

«Mon client est à la croisée des chemins. C'est à lui d'y voir. Il a tout à perdre. Il sait que les accusations portées contre lui sont très sérieuses», note Me Tourangeau.

«Mais en même temps, il doit être condamné pour ce qu'il a fait et non pas pour ce qui aurait pu arriver. Si l'on prend les accusations individuellement, certaines méritent une amende ou un peu de détention. Il pourrait même y avoir de la collectivité. Sauf pour l'utilisation de l'arme à feu. Comme mon client a déjà passé 71 jours en prison, la peine pourrait y être donnée», ajoute la défense.

Me Tourangeau suggère donc une peine en collectivité ou une sentence de 90 jours de détention de façon discontinue.

Mais voilà que la Couronne ne voit vraiment pas les choses du même angle. Me Lebel croit que Denis Tanguay a besoin d'une thérapie sérieuse pour venir à bout de sa dépendance à l'alcool et aux stupéfiants.

Me Lebel avait refusé d'accorder une thérapie lors de l'enquête caution. Aujourd'hui, le ministère public croit que la thérapie pourrait se faire en détention. Il suggère une peine de six à neuf mois supplémentaires aux 71 jours faits jusqu'à aujourd'hui.

«Dans le passé, M. Tanguay a démontré qu'il ne pouvait respecter ses sentences avec sursis, sa probation ou les conditions imposées par la Cour. Il a démontré un mépris total envers les lois.»

«La collectivité n'a pas fonctionné jusqu'à présent et je ne vois pas comment elle pourrait marcher cette fois-ci. Et je ne crois pas que la population pourrait se sentir en sécurité avec sa remise en liberté", a conclu Me Lebel.

La juge Paradis rendra sa décision le 19 novembre.

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