Jean-Michel Rioux a écrit sur Facebook des propos menaçants envers les Musulmans

Accusé d'incitation à la haine

Jean-Michel Rioux a tenu des propos haineux envers... ((Facebook))

Agrandir

Jean-Michel Rioux a tenu des propos haineux envers la communauté musulmane. Il a rapidement été arrêté.

(Facebook)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Chicoutimi) Le Saguenay-Lac-Saint-Jean s'est retrouvé au coeur d'une situation où les propos haineux ont pris une grande proportion au cours des dernières heures. Il n'y a pas eu un cas de menaces, mais bien deux histoires différentes.

En plus d'un adolescent de Jonquière qui a menacé les gens du ministère de l'Immigration (voir autre texte), un second individu de Jonquière, Jean-Michel Rioux, a aussi écrit des propos menaçants envers la communauté musulmane.

« J'ai-tu assez hâte d'avoir mon permis de chasse pour leur mettre la tête sur mon hood de truck! On va exterminer votre sous-race », a-t-il rédigé sur la page Facebook de TVA en réplique à une nouvelle.

La juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec, a accepté que Rioux puisse reprendre sa liberté à la condition qu'il garde la paix et qu'il n'utilise pas d'ordinateur. Il devra revenir en Cour le 14 janvier pour la suite des procédures.

L'individu de 31 ans de la rue Louis-Riel à Jonquière est accusé d'incitation à la haine envers un groupe identifié et de menaces envers un groupe ethnique.

« Dans le contexte des dernières semaines, ce genre de menaces passe très mal. Les propos visent un groupe ethnique. Lors d'un échange sur un forum de discussions, il y a eu des répliques. Mon client en aurait rajouté », note Me Dominic Bouchard, dont le client possède des antécédents judiciaires en matière de menaces et de voies de fait.

Ce dernier estime que son client a lancé des paroles en l'air et a voulu créer la polémique. Mais il demeure persuadé qu'il ne passerait pas à l'acte.

Du côté de la Couronne, Me Sébastien Vallée précise que les éléments aggravants sont les incitations à la haine envers un groupe déterminé.

« Chaque menace est une situation aggravante, car l'objectif est de faire craindre quelque chose à quelqu'un. »

« Rien ne révèle qu'il avait un plan. Ce que nous savons, c'est que dans un élan, il a décidé de donner son commentaire de cette manière-là et de viser un groupe. Il ne représente pas un risque direct et imminent pour les gens, mais il a commis une infraction », indique Me Sébastien Vallée, de la Couronne.

Même si les menaces visent un groupe d'individus, il a pu retrouver sa liberté, car il ne constitue pas un risque de récidive.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer