Francis Larocque condamné à 30 mois pour agression sexuelle

Le pénitencier pour le forain

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Francis Larocque n'a démontré aucune émotion après avoir écopé d'une sentence de 30 mois de prison pour une agression sexuelle sur une mineure.

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(CHICOUTIMI) Le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec, impose une peine de prison de 30 mois au forain Francis Larocque pour son agression sexuelle sur une jeune fille de 14 ans.

Le magistrat retient que seul Larocque peut être à blâmer pour les gestes commis dans la nuit du 30 juillet 2012 dans une roulotte des employés d'Amusements spectaculaires lors de l'Expo agricole de Chicoutimi. Il a tranché entre les 9 à 12 mois de Me Olivier Théorêt, en défense, et les 36 mois de Me Sabrina Tremblay, procureure de la Couronne.

«Il y a plus de facteurs aggravants qu'atténuants. Le crime que vous avez commis fait partie des plus graves en matière d'agression sexuelle. Il y a eu une relation complète sans protection. À une certaine époque, on appelait ça un viol. C'est ce qui s'est passé. C'est le crime le plus grave. Il y a aussi vos antécédents judiciaires dont je dois tenir compte. À la suite de votre sentence de six mois en collectivité, ça aurait dû vous empêcher de persister. Mais ce ne fut pas le cas. Il y a même eu d'autres infractions à la suite de votre thérapie», a mentionné le juge dans sa décision.

«Le seul facteur atténuant est votre âge. Vous n'avez que 23 ans. Vous êtes rendu à la croisée des chemins dans la direction de vos choix. Vous êtes parti sur une pente glissante. J'espère que vous allez vous reprendre en main. Je vous condamne donc à 30 mois de prison, moins les 45 jours que vous avez déjà purgés», a poursuivi le magistrat.

Ce dernier a rendu une autre décision en matinée. La défense voulait démontrer que la victime avait voulu avoir une relation sexuelle avec l'accusé. Le juge a rejeté cette prétention, surtout qu'à 14 ans, il n'y a aucun consentement à donner.

«Vous lui avez donné de l'alcool, l'avez relevée après une chute et vous saviez qu'elle était en état d'ébriété. Et vous saviez qu'elle n'avait que 14 ans», a dit le juge.

Satisfaction

Me Sabrina Tremblay, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales, n'a pas caché sa satisfaction à la suite de la sentence imposée.

«La sentence nous convient. Tout militait pour une sentence exemplaire. Le juge a retenu des facteurs aggravants comme l'âge de la victime et la gravité du geste commis. De plus, le fait que l'accusé ait utilisé l'alcool pour en arriver à ses fins est aussi un facteur aggravant», a commenté Me Tremblay.

Du côté de Me Théorêt, il qualifie la peine de très sévère.

«On voit la tendance des tribunaux en matière d'agression sexuelle, la tendance est à la dissuasion et à la dénonciation. Ce sont les principes invoqués par le juge. Aujourd'hui, la peine minimale est d'une année pour ce genre d'accusation», a indiqué Me Théorêt, qui reconnaît aussi que les infractions commises par son client après les événements n'ont pas aidé.

Ce dernier ne sait pas encore s'il portera la peine en appel. Il avoue que la sentence se situe dans la fourchette élevée de ces peines.

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