Jonathan Labarre-Plante

36 mois à l'ombre pour avoir agi comme courrier

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Jonathan Labarre-Plante a agi à titre de courrier pour l'une des têtes dirigeantes du réseau de stupéfiants, Frédéric Girard. Durant plusieurs mois, Labarre-Plante a fourni, chaque semaine, quelques onces de cocaïne, environ une demi-livre de cannabis et 1000 métamphétamines à des revendeurs de la région. Il a aussi plaidé coupable à une accusation de criminalité organisée.

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Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Le Chicoutimien Jonathan Labarre-Plante passera les 36 prochains mois à l'ombre pour son implication dans le réseau de trafiquants de drogue démantelé lors de l'opération Insuline.

L'individu de 24 ans a reçu sa sentence, hier matin. Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, s'est rangé derrière la suggestion commune de la procureure de la couronne, Me Mélanie Dufour et de l'avocat de la défense, Me Dominic Bouchard.

Labarre-Plante a agi à titre de courrier pour l'une des têtes dirigeantes du réseau de stupéfiants, Frédéric Girard. Durant plusieurs mois, Labarre-Plante a fourni, chaque semaine, quelques onces de cocaïne, environ une demi-livre de cannabis et 1000 métamphétamines à des revendeurs de la région. Il a aussi plaidé coupable à une accusation de criminalité organisée.

«Vous êtes sans antécédent judiciaire et vous avez commencé votre carrière criminelle à 22 ans. Peu importe l'argent que vous avez fait en agissant comme courrier, ça ne doit pas valoir les 36 mois de prison que vous recevez comme sentence ", a exprimé le juge Hudon.

«Il ne faut pas minimiser le rôle d'un courrier. Si vous n'aviez pas été là, la drogue se serait rendue plus difficilement aux clients. Votre rôle a été important. Ce que vous avez fait brise une famille. Ça vous prend une conjointe qui vous aime, car elle ne vous verra pas très souvent dans les prochains mois ", a soutenu le magistrat.

Les méfaits de Labarre-Plante se sont déroulés en 2012. Un peu avant la fin de l'année, il avait abandonné ses activités, ne se sentant pas très bien dans cette situation.

Le jeune homme était en liberté, hier matin. Lorsque sa sentence est arrivée, le constable spécial du Palais de justice de Chicoutimi l'a accompagné jusque dans les cellules de l'édifice en attendant son transfert vers la prison.

Des membres de sa famille et sa copine étaient présents dans la salle d'audience au moment de la sentence. Même si tout le monde savait à quoi s'attendre, la décision rendue par le juge n'a pas été facile à prendre.

En plus de la prison, l'accusé a vu son véhicule être confisqué et l'argent qu'il avait dans ses poches (525 $) au moment de son arrestation remis au procureur général du Québec. Il devra fournir un échantillon d'ADN.

«La sentence reflète la gravité des gestes. J'aurais adoré plaider une sentence en société, car j'avais un excellent candidat pour y arriver. J'aurais pu avoir de très bons arguments pour le juge Hudon, car mon client a démontré qu'il capable de ne jamais contrevenir à ses conditions de remise en liberté. On se fait couper l'herbe sous le pied par ce genre de disposition au Code criminel avec les peines minimales ou l'impossibilité de plaider une peine en société ", a exprimé Me Bouchard.

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