Quarante ans d'abus sexuels

Cinq ans pour Léopold Fortin

Léopold Fortin écope de 60 mois d'emprisonnement pour avoir abusé sexuellement... (Archives)

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(CHICOUTIMI) Léopold Fortin écope de 60 mois d'emprisonnement pour avoir abusé sexuellement de quatre victimes sur une période de 40 ans.

L'homme de 60 ans de la rue Saint-David à Jonquière a reçu sa sentence, hier après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi. La juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec, a rendu la sentence dans un document de 13 pages où elle relève les accusations d'attentat à la pudeur (en vigueur en 1970), d'attouchement sexuel et d'agression sexuelle.

Les premiers événements remontent à 1972 sur la première victime, mineure au moment des actes, et à 2012 sur un enfant âgé d'à peine deux ans. Toutes les victimes de Fortin étaient d'ailleurs mineures au moment des faits reprochés. En raison du fait que les victimes étaient âgées de moins de 18 ans, il est interdit de publier l'identité des plaignants de quelque façon que ce soit.

Facteurs aggravants

Dans sa sentence, la juge Paradis a retenu plusieurs facteurs aggravants, comme la nature et la gravité des infractions commises, la durée, le nombre de victimes, la fréquence des actes commis, l'âge des victimes, la planification des gestes, la manipulation, l'abus de confiance, les risques élevés de récidive et l'absence de véritable prise de conscience de l'accusé.

La juge a reconnu comme facteurs atténuants que l'homme a plaidé coupable aux accusations, évitant ainsi un procès et le fait qu'il a collaboré avec la justice. Par contre, l'absence d'antécédents judiciaires n'est pas un facteur atténuant, car ceux-ci sont reliés à l'absence de dénonciation des victimes sur une longue période.

Thérapie

Étant donné que Fortin se trouve en prison depuis trois mois et demi, il lui restera 56,5 mois de pénitencier à purger. La juge recommande une thérapie de délinquance sexuelle durant la détention, autorise le prélèvement d'échantillons de substances corporelles, ordonne au sexagénaire de se conformer à la Loi sur l'enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels pour 20 ans.

Il lui sera interdit de se trouver dans un parc public où il peut y avoir des gens de moins de 14 ans pour les 10 années suivant sa remise en liberté, ne pourra communiquer avec les victimes durant la détention et il lui est interdit de se trouver en présence d'enfants, et ce, même en présence d'adultes au courant de ses problèmes.

«Cette sentence ne constitue pas une surprise. J'avais avisé mon client qu'il était fort probable qu'il se retrouve derrière les barreaux pour une période de cinq ans. La peine n'est pas sévère. Il s'agit d'une sentence raisonnable ", a commenté Me Gitane Smith, l'avocate de la défense.

Sbegin@lequotidien.com

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