Collège d'Alma

La santé financière préoccupe

La santé financière du Collège d'Alma est plus précaire que jamais. L'établissement, qui vient de perdre 300 inscriptions de cours pour la dernière session, devra à nouveau couper dans les dépenses d'ici au printemps. La direction a d'ailleurs convoqué une rencontre avec le personnel, la semaine prochaine, pour mobiliser les troupes et les inviter à un effort collectif pour l'avenir du collège, a appris Le Quotidien.

Joint hier, le directeur général, Bernard Côté, a confirmé la tenue d'une telle assemblée. Mais ce dernier n'a pas voulu entrer dans les détails, préférant ne pas étaler sur la place publique les stratégies ou demandes qui seront formulées à cette rencontre.

Quant au déficit accumulé de 1,7 million$, il devrait s'alourdir pour atteindre 1,9 million$ d'ici l'été. C'est ce que prévoit le dernier plan de redressement, adopté à huis clos en février dernier.

Les cégeps, rappelons-le, ne peuvent présenter de déficit cumulé en vertu de la loi. Le Collège d'Alma affiche d'ailleurs l'un des pires bilans financiers dans la province. Le ministère a donc demandé à la direction générale d'élaborer un plan de redressement afin de résorber ce déficit. Le plan fait présentement l'objet d'une analyse par Québec, qui «suit de près la situation financière du Collège d'Alma et veillera à ce que ce plan de redressement respecte ses exigences», a confirmé Pascal Ouellet, responsable des relations avec les médias au ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Le Collège d'Alma s'est doté d'un plan de cinq ans. Mais depuis la première version, adoptée en 2013, la dette s'est aggravée, passant de 1,6 million$ en 2013 à une prévision de 1,9 million$ pour juin 2015. Des déficits directement liés à une baisse constante de clientèle, indique M. Côté, qui ne se montre cependant pas alarmiste devant ces chiffres.

«Le plan de redressement a eu quatre versions et il a une durée de cinq ans. C'est un plan qui devrait permettre d'augmenter la clientèle, les revenus autonomes. Mais la baisse démographique fait mal. Pas seulement à nous, mais à tous les cégeps. On pense que d'ici quelques années, ça va être mieux. Entre temps, il faut que la baisse de clientèle soit la plus stable possible. On travaille également à faire augmenter la clientèle, notamment par les élèves étrangers», répond le directeur général.

Ce dernier fonde de grands espoirs sur l'arrivée du nouveau DEC en technologies sonores, dont la première cohorte débutera l'automne prochain.

«On aura 25 élèves la première année d'opération, 50 à la deuxième et 75 pour la dernière. Ça va faire une différence», pointe M. Côté, précisant que le collège affiche 970 inscriptions pour la prochaine rentrée.

Cependant, la technique en Conseil en assurances et en services financiers, qui devait commencer à l'automne, pourrait ne jamais décoller. Moins de dix personnes se sont inscrites au cours.

«Il en faut une vingtaine pour démarrer. Mais on va voir ce qui va arriver. Il y sept inscriptions pour le moment», mentionne le directeur général.

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