Son bureau occupé pendant 1 heure 10

De la visite pour Serge Simard

Pendant une heure et dix minutes, le bureau de comté du député de Dubuc, Serge Simard, a reçu la visite d'une soixantaine de militants de la CSN et d'étudiants du Cégep de Jonquière venus protester contre l'adoption de la Loi 10 abolissant les agences régionales de santé pour les remplacer par les Centres intégrés de santé et services sociaux.

Cette occupation, tenue sans qu'il y ait de casse, s'est inscrite parmi 23 autres activités organisées dans la province. Elle visait à dénoncer la façon dont a été adoptée sous le bâillon la loi 10 à l'Assemblée nationale, aux petites heures dans la nuit de vendredi à samedi, explique Engelbert Cottenoir, président du conseil central CSN, accompagné de Gaston Langevin, vice-président régional de la Fédération de la Santé et Services sociaux (FSSS). « Les gens qui sont ici sont contre la loi 10 et revendiquent une vraie consultation sur des changements à apporter. Ils demandent une rencontre avec le premier ministre Couillard. Même si la loi est adoptée, on peut continuer à mettre de la pression », explique M. Cottenoir.

Pour M. Langevin, il est évident que la nouvelle loi crée un mouvement d'inquiétude et fait monter la tension dans le réseau de la santé puisque personne ne sait comment s'enclenchera le processus sur tout le territoire.

« La nouvelle structure va englober les secteurs médical, le social, les services aux personnes handicapées, etc. Il est possible qu'il y ait des fusions au niveau de l'administration, la fusion de services d'achat, des ressources humaines, les achats regroupés. On est dans le désert et personne ne sait ce qui va se passer. Ça soulève des inquiétudes », affirme M. Langevin, qui craint que la réforme des structures ne soit la reproduction de ce qui s'est passé en 2003 au moment de la création des CSSS. M. Langevin mentionne qu'il avait fallu de quatre à cinq ans de brassage pour mettre en place la nouvelle structure.

Autres inquiétudes

La CSN n'est pas la seule à faire preuve d'inquiétude. Hier, le président de l'Association des ressources alternatives et communautaires en santé mentale (ARACSM), André Houle, a fait savoir publiquement que les organismes qu'il regroupe ne savent pas la place qu'ils occuperont à l'intérieur de la nouvelle structure en plus de ne pas avoir de siège au conseil d'administration du futur CIUSSS.

M. Houle a mentionné que dans un esprit d'ouverture, l'ARACSM entend collaborer avec le futur CIUSSS en plaçant la clientèle au coeur de ses préoccupations.

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