Karine Trudel s'offre un cadeau

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La néo-démocrate Karine Trudel est la nouvelle députée dans Jonquière.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

C'est par une victoire à l'arraché que la candidate néo-démocrate dans Jonquière, Karine Trudel, a eu le dessus sur le libéral Marc Pettersen, s'offrant par le fait même un cadeau d'anniversaire avec le retour des néo-démocrates dans cette circonscription ouvrière.

Tout au long du décompte des bureaux de scrutin, Mme Trudel a tiré de l'arrière tout juste derrière le candidat libéral, mais ce n'est que vers minuit que la victoire a commencé à se dessiner pour elle devant des partisans rivés aux écrans de télévision et d'ordinateurs. «Nous avons mené une campagne de terrain et j'estime que tous les candidats néo-démocrates ont bien travaillé. Des bénévoles ont déployé de grands efforts du matin jusqu'au soir. Notre organisation est partie de rien avec le changement d'allégeance du député Claude Patry», a-t-elle commenté.

Interrogée sur la performance et même l'effondrement de son parti à l'échelle nationale, Mme Trudel s'est montrée prudente. «Nous allons devoir analyser ce qui s'est passé avec notre équipe. Nous sommes déçus, mais j'estime que notre objectif de défaire les conservateurs est atteint.»

Rappelons que les sondages publiés au niveau régional plaçaient Mme Trudel à 37,1% dans les intentions de vote au 20 septembre dernier. À l'instar de la tendance au niveau national, Mme Trudel a connu un glissade à 33% au 12 octobre qui s'est accentuée en fin de campagne.

Alors que les clairons de la victoire ne s'étaient pas encore fait entendre, Mme Trudel s'est dite très heureuse de l'expérience humaine qu'elle venait de traverser. «Pour moi, c'est mission accomplie peu importe le résultat obtenu.

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Le candidat libéral Marc Pettersen a livré une chaude lutte au NPD dans Jonquière.

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Pettersen y a cru

Marc Pettersen y a cru. Et la lutte a été particulièrement chaude dans Jonquière entre le libéral et la néo-démocrate Karine Trudel. Alors que Marc Pettersen a mené par quelque 200 voix durant une partie de la soirée, il a finalement dû s'incliner, récoltant quelque 28,5% des voix, contre pour 29,2% pour Karine Trudel.

Marc Pettersen retournera à ses citoyens de Chicoutimi-Nord. Malgré sa déception, il ne compte pas dire adieu à la politique, même s'il s'agissait de sa quatrième défaite électorale. «Je suis fier de ma campagne. Je suis reconnaissant envers les citoyens de Jonquière qui m'ont soutenu. Je suis content de moi malgré tout», a affirmé Marc Pettersen, la mine défaite lors de l'entretien accordé au Quotidien en toute fin de soirée.

Au rassemblement organisé au Barillet, les partisans de Pettersen y ont cru aussi. Mais la faible avance qu'il aura eue au cours de la soirée n'était pas assez solide pour crier victoire. Et, vers 23h, le vent a tourné en faveur de Karine Trudel. «Je peux dire que je lui ai fait une chaude lutte. Mais il me manquait un petit quelque chose. Je suis convaincu que le traitement que m'ont réservé les animateurs d'une radio m'a nui et je n'ai pas peur de le dire. Ils ont commenté un récent sondage le jour du scrutin, me mettant bon dernier. Les médias n'ont pas le droit de commenter les sondages le jour de l'élection. Ça peut avoir joué dans le résultat, mais je n'en serai jamais certain», a lancé Marc Pettersen, qui ignore également si le fait d'avoir uriné en plein air, la semaine dernière, ce qui a fait la manchette, peut avoir eu une incidence sur le résultat. «Ça, on ne le saura jamais».

Malgré tout, Marc Pettersen a quitté le Barillet avec le sentiment du devoir accompli. Il s'est réjoui de l'élection d'un gouvernement majoritaire libéral et de celle de son collègue dans Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux.

Celui qui en était à sa sixième élection (municipale, provinciale et fédérale) ne pouvait dire, hier soir, s'il retentera sa chance dans un avenir rapproché. «Une chose est certaine, je retourne à mes citoyens de Chicoutimi-Nord et je vais continuer de travailler pour eux», a affirmé le candidat défait.

(Par Patricia Rainville)

Caron satisfait

Le candidat bloquiste défait dans Jonquière, Jean-François Caron, s'est dit heureux de la campagne qu'il a menée en 78 jours affirmant même qu'il faut dire «à la prochaine», une phrase bien connue et prononcée jadis par le fondateur du Parti Québécois, René Lévesque.

Avec environ 23 % du vote obtenu, M. Caron affirme qu'il a pu mettre de l'avant des solutions pour faire face à la disparition d'emplois, des solutions qui ont reçu l'appui de l'économiste Marc-Urbain Proulx et du président de la Chambre de commerce, François Gagné.

Invité à se prononcer sur la venue tardive du candidat libéral, Marc Pettersen, comme étant une cause de sa performance, M. Caron croit que le désir de changement de gouvernement a été trop fort pour que le Bloc puisse tirer son épingle du jeu. «Je ne suis pas surpris par l'ampleur de la vague. Les électeurs ont cherché le changement. Dès qu'ils ont vu que les libéraux étaient en avance, ils ont décidé de voter pour ce parti», a mentionné M. Caron.

Commentant la performance du Bloc au niveau national, M. Caron s'est montré très satisfait de la performance obtenue par le chef Gilles Duceppe.

«C'est un bon résultat. On avait ciblé 12 députés. Nous sommes partis de deux. L'électorat était tellement fragmenté. Les indépendantistes sont encore mobilisés. Je crois que l'indépendance va permettre à notre région dont l'économie repose sur l'aluminium et la forêt de mieux tirer notre épingle du jeu. En attendant, la dynamique va demeurer la même. Le Québec ne sera jamais au pouvoir».

Avec dix députés qui siègeront à Ottawa, M. Caron croit qu'il s'agit d'une excellente base pour rebondir dans quatre ans.

(Par Denis Villeneuve)

Ursula Larouche doit se contenter du 4e rang

La candidate conservatrice dans Jonquière, Ursula Larouche, a terminé au quatrième rang dans la circonscription de Jonquière, récoltant 16,2% du suffrage.

La candidate n'a jamais menacé les deux meneurs de la soirée, Karine Trudel et Marc Pettersen, ni le bloquiste Jean-François Caron.

Il s'agissait de la toute première campagne électorale d'Ursula Larouche.

De leur côté, la candidate du Parti vert, Carmen Budilean, a récolté 1,4% et la candidate Rhinocéros, Marielle Couture, a récolté 0,8%.

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