Une solution à La Baie?

Le Centre Georges-Vézina... (Archives Le Quotidien)

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Le Centre Georges-Vézina

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Serge Émond
Le Quotidien

CHRONIQUE / Je vous lance l'idée comme ça. Et si la solution se trouvait au Centre Jean-Claude Tremblay de La Baie?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'idée lancée par le maire Jean Tremblay de rénover le Centre Georges-Vézina et, surtout, d'éliminer la patinoire aux dimensions olympiques, a fait jaser dans les abreuvoirs depuis une dizaine de jours. Le maire a reculé sur l'histoire de la patinoire, lundi, mais le débat que la nouvelle a généré mérite quand même qu'on s'y attarde.

Depuis que le Centre Georges-Vézina est doté d'une patinoire olympique, les partisans et les dirigeants des Saguenéens de Chicoutimi pestent contre cet équipement. Il a tous les maux de la terre et plusieurs y attribuent tous les insuccès de l'équipe depuis une quinzaine d'années.

Je ne suis pas d'accord avec tous ceux qui attribuent tous les malheurs du club à la dimension de la patinoire, mais il est évident que jouer sur une surface qui n'est pas semblable à toutes les autres de la ligue n'est pas un avantage. Si les Saguenéens bâtissent trop leur équipe en fonction de la grande surface, ils risquent d'en payer le prix sur les autres patinoires. Trouver le juste milieu n'est pas évident.

Ceci étant dit, Saguenay doit conserver une patinoire olympique. Le patinage de vitesse sur courte piste est l'un des rares sports où le Saguenay-Lac-Saint-Jean produit des athlètes internationaux. Vous avouerez que les Marianne Saint-Gelais, Marie-Ève Drolet, Valérie Maltais et compagnie vous ont procuré beaucoup plus de sensations que les hockeyeurs natifs de la région, depuis une quinzaine d'années.

Oui, les patineurs s'expatrient à 16 ou 17 ans pour poursuivre leur développement, mais la patinoire olympique joue un grand rôle pendant les premières années de leur carrière. Il est toujours possible de s'entraîner sur une petite glace, mais les temps ont changé et les jeunes patineurs d'aujourd'hui sont beaucoup plus rapides que ceux d'il y a 15 ans. Une patinoire régulière est devenue trop petite pour les vitesses qu'ils peuvent atteindre sur 500 mètres.

Alors si on considère qu'il faut garder une surface olympique à Saguenay et qu'une patinoire régulière ferait le bonheur du hockey, je reviens à mon idée du début. Pourquoi ne pas profiter des rénovations qui seront effectuées à la vieille patinoire du Centre Jean-Claude Tremblay, l'été prochain, pour y installer une patinoire olympique et le Centre d'excellence Marc Gagnon? D'abord, il y a de la place. Particulièrement du côté où se trouvent les bancs des joueurs. Deuxièmement, le centre sportif baieriverain dispose d'une autre glace aux dimensions régulières. Troisièmement, tous les autres arénas de la ville ont déjà été rénovés. Il ne reste que l'ancienne partie du Centre Jean-Claude Tremblay à toucher. Le seul problème que j'y vois, c'est que l'endroit est moins bien centralisé que le site actuel.

Oui, les gradins sont beaucoup moins spacieux au Centre Jean-Claude Tremblay qu'au Centre Georges-Vézina, mais il est amplement en mesure d'accueillir des compétitions provinciales et même nationales. La capacité des gradins n'a plus la même importance depuis que le Canada a délaissé les régions dans la présentation de compétitions internationales. Hors de Montréal, point de salut. Si le maire a avancé la possibilité d'éliminer la patinoire olympique au Centre Vézina, c'est d'ailleurs en bonne partie pour cette raison.

En installant une patinoire olympique au centre sportif de La Baie, pourquoi pas la patinoire Valérie Maltais comme ce fut annoncé il y a plusieurs mois, Saguenay pourrait redonner au Centre Georges-Vézina sa vocation originale. Et tout le monde serait content.

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