Une franchise très précieuse

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

CHRONIQUE / Propriétaire du Centre Georges-Vézina, Saguenay doit conserver la franchise de son principal locataire, l'équipe des Saguenéens. Acquise au coût de 160 000$ après la descente aux enfers de l'administration Marc Tremblay durant la décennie 1990, sa valeur a connu un bond prodigieux jusqu'au-delà de 3 millions$. Elle apporte ainsi à l'autorité municipale une précieuse garantie.

Le règne Carbonneau

Lorsque Jean Tremblay, dernier maire de Chicoutimi, fut porté, au début de l'an 2000, à la direction de la nouvelle ville fusionnée de Saguenay, l'équipe était dans le coma. Dégoûtés, les partisans avaient déserté l'aréna. C'est alors que le premier magistrat prit la géniale initiative d'en offrir l'administration au groupe présidé par Guy Carbonneau.

Rappelons-nous la suite: l'aura de Carbonneau, une légende vivante de la Sainte Flanelle, associée au dynamisme de ses partenaires, ressuscitera l'équipe moribonde. Et même si l'objectif sur la glace n'a pas été atteint, les 12 ans du groupe Carbonneau se soldèrent par une réussite économique remarquable.

C'est sans doute ce résultat qui attisa l'appétit de nombreux connaisseurs convaincus de pouvoir pousser les Saguenéens au sommet de la LHJMQ. On percevait dorénavant l'équipe, dans les milieux informés, comme une véritable poule aux oeufs d'or. D'où la tentation, à l'hôtel de ville, d'en tirer les meilleurs avantages pour répondre aux immenses besoins du volet loisirs-sports de la ville fusionnée. Le programme de rénovation du Centre Georges-Vézina nécessiterait encore des travaux estimés à une vingtaine de millions$. Tout comme le vétuste Colisée Pepsi que la ville de Québec projette de démanteler, le domicile des Saguenéens a été construit durant la même année 1949. Nouveau modèle

Portés par des bénévoles enflammés, les Saguenéens reposent toujours sur la première mise de fonds de 50 actionnaires qui avaient investi 2000$ chacun. Ils ont été souvent fragilisés par des ennuis monétaires. Contrairement à d'autres équipes appartenant majoritairement à des géants financiers comme l'Armada de Blainville-Boisbriand (Québecor), les Sea Dogs de St.John (McCain) et les Wildcats de Moncton (Irving), les seules personnes fortunées qui ont acquis les Saguenéens dans le passé ont retiré leurs billes après une expérience relativement brève. Pourquoi prendre à nouveau le risque de vendre la franchise et se retrouver, quelques années plus tard, devant une équipe démolie et ruinée? Saguenay a la responsabilité de préserver un patrimoine si précieux pour les partisans, et qui projette à travers le monde l'image et la fierté d'une région à l'histoire fabuleuse.

Les cinq dernières saisons durant lesquelles les Saguenéens ont pataugé en avant-dernière place de leur division ont été laborieuses. Le partisan est disposé à se montrer patient. Mais son humeur change dangereusement quand la période de renouvellement tarde à venir et que la direction brûle les étapes en vidant sa banque de choix au repêchage dans des transactions désastreuses. C'est ce péril que l'autorité municipale doit dorénavant éviter en confiant les Saguenéens à des administrateurs dont le premier souci sera de présenter un excellent spectacle avec l'espoir d'accrocher un jour, au plafond du Centre Georges-Vézina, le fanion de la Coupe Memorial.

Yanick Jean connaît la véritable formule gagnante du hockey junior majeur et il l'applique avec rigueur. Le succès sera sans doute au rendez-vous comme on le constate périodiquement à Rimouski et à Shawinigan notamment.

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