Denis Lemieux, accro à la politique

Denis Lemieux avoue qu'il n'était pas à l'aise... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Denis Lemieux avoue qu'il n'était pas à l'aise avec les journalistes lorsqu'il oeuvrait dans le milieu industriel. Aujourd'hui, il s'adapte à cette nouvelle réalité avec naturel.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Jeudi matin.
J'attends Denis Lemieux à une petite table du restaurant Le Tremblay de l'hôtel La Saguenéenne, où son attaché politique a fixé la rencontre. Le rendez-vous est prévu pour 10 h 30. Il est 10 h 27 lorsque je reçois un appel sur mon cellulaire.

« Nous sommes dans le salon VIP au deuxième étage », me prévient Pierre Audi, qui travaille avec le nouveau député fédéral. C'est que Denis Lemieux a plusieurs rencontres à son agenda ce jour-là, dont deux organisées à l'hôtel La Saguenéenne. Pourquoi ne pas faire d'une pierre deux coups?

C'est un nouveau député souriant et en pleine forme qui m'accueille. Si ce dernier mois l'a épuisé, il n'en laisse rien paraître. J'aurais d'ailleurs dû lui demander où il a déniché sa crème anticerne. Parce que l'homme fraichement élu n'a pas pris de congé depuis son élection, le 19 octobre dernier. Ah oui, il s'est accordé un dimanche après-midi.

« Mais je grafignais, j'aurais préféré travailler! J'étais habitué à aller ouvrir des usines ailleurs, alors travailler des mois en ligne ne me fait pas peur », me lance-t-il, visiblement emballé par sa nouvelle vie politique. En effet, Denis Lemieux dit s'être adapté à ses nouvelles fonctions rapidement. Pour reprendre ses mots, il est vite devenu accro à son travail de politicien.

C'est pourtant un changement draconien pour celui qui a travaillé dans le milieu industriel toute sa carrière, avant de prendre sa retraite il y a quatre ans. Depuis, il faisait du bénévolat auprès des jeunes qui désirent se lancer en affaires.

Les électeurs, les voyages à Ottawa, les projets, les problèmes à régler; tout l'emballe! Même les journalistes ne lui font pas peur. « J'avoue que j'appréhendais un peu de devoir faire des entrevues, mais même ça, c'est venu naturellement! », admet celui qui n'était pas très enclin à accorder des entrevues lorsqu'il dirigeait des usines.

« J'ai toujours eu de la difficulté à parler de moi et de mes réalisations. À mes yeux, si j'en parlais, c'était comme si je me vantais et ce n'est pas mon genre. Mais, évidemment, comme je suis élu par la population, je dois maintenant rendre des comptes. Et ça me fait plaisir de répondre aux médias », souligne Denis Lemieux.

D'ailleurs, je n'ai pas eu de difficulté à décrocher cette entrevue avec le nouveau député. Ma demande a été honorée en deux jours, ce qui n'est pas toujours le cas avec les politiciens... Surtout s'ils sont au pouvoir.

Beaucoup à apprendre

Denis Lemieux l'avoue. Il en a encore beaucoup à apprendre.

« Je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait. Je l'ai dit souvent pendant la campagne : je ne suis pas un politicien qui veut faire du développement économique. Je suis un développeur qui veut faire de la politique. C'est encore vrai aujourd'hui. Et je ferai tout en mon pouvoir pour porter les bonnes idées à Ottawa, afin qu'elles se réalisent. Parce qu'une bonne idée qui ne se réalise pas, ça reste juste une bonne idée. »

Depuis son élection, les rencontres se multiplient. Il a participé à un premier caucus à Ottawa, a assisté au dévoilement du conseil des ministres, a rencontré une vingtaine d'acteurs du milieu économique régional et se fait un devoir de travailler avec les deux autres députés régionaux.

« Je n'ai pas de temps à perdre à me chicaner avec les autres. J'ai déjà rencontré Karine Trudel trois fois. Elle connait des choses que je maîtrise moins. J'aimerais prouver qu'on peut faire de la politique autrement, en prenant tous les moyens possibles pour amener la région plus loin », affirme-t-il.

Il suit d'ailleurs de très près les projets d'Arianne Phosphate et de la société minière BlackRock. « J'ai déjà eu des rencontres concernant ces deux projets. J'y crois. Et je comprends très bien l'univers minier. Ça n'a pas trop de secrets pour moi », note-t-il.

Denis Lemieux voit son rôle avec un réel optimisme. Celui qui prévoyait plutôt faire du bénévolat pour l'équipe de Justin Trudeau ne regrette pas sa décision de s'être lancé dans l'arène. Pas du tout même.

« J'ai eu la piqûre assez vite merci! Et je ne veux surtout pas être considéré comme un occupant du territoire. Je veux faire bouger les choses et je ferai tout ce que je peux pour y arriver. »

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