Uniformiser et optimiser les services

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Dan Gagnon est le nouveau directeur de Sépaq Anticosti.

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Roger Blackburn
Le Quotidien

Les gestionnaires des réserves fauniques du Québec sous l'égide de la Sépaq souhaitent améliorer les services offerts aux chasseurs d'orignaux dès la prochaine saison de chasse.

Les changements climatiques, ou tout au moins les automnes que les chasseurs voient défiler depuis une quinzaine d'années, exigent des pratiques différentes en ce qui concerne la conservation du gibier. À une certaine époque, les chasseurs suspendaient les carcasses en forêt pendant quelques jours pour laisser vieillir la viande pendant les nuits fraîches et les journées nuageuses.

La pratique la plus populaire de nos jours est de descendre l'orignal en ville, chez le boucher ou dans une chambre froide improvisée dans un garage pour placer la venaison au frais, à l'abri des mouches et de la chaleur.

Les gestionnaires de la Sépaq tiennent des discussions présentement pour évaluer la possibilité d'installer des chambres froides dans les territoires de chasse des réserves fauniques pour faciliter la conservation de la viande de gibier. À première vue, ça semble une excellente idée. Il arrive fréquemment que les centres de dépeçage de viande de gibier soient débordés en début de saison et qu'ils manquent de place pour accueillir les carcasses avant de les débiter. Avec un service de chambre froide offert pour les clients des réserves fauniques, les chasseurs pourront bénéficier d'une police d'assurance supplémentaire pour conserver leur venaison.

Le nouveau directeur de Sépaq Anticosti, Dan Gagnon, a dirigé la réserve faunique de Matane pendant plusieurs années avant de s'occuper des chasseurs de chevreuils sur l'île d'Anticosti. Lors d'une visite récente à l'île aux chevreuils, nous avons profité de son expertise pour discuter de l'orignal dans les réserves fauniques.

«Les clients nous disent souvent que nos produits de chasse à l'orignal ne sont pas d'égale qualité partout dans le réseau. À certains endroits, les chalets sont plus confortables, les routes sont mieux entretenues, l'approvisionnement en eau [est meilleur], [il y a] des palans mécaniques pour suspendre les carcasses, etc. On voudrait uniformiser les services», a fait savoir le gestionnaire.

D'autres services, comme la possibilité d'utiliser les services d'un guide de chien de sang ou un chien pisteur dans chaque réserve faunique pour aider les chasseurs à retrouver un animal touché par balle qui s'est enfui dans la forêt, fait aussi partie des discussions.

Les forfaits de chasse à l'orignal constituent une importante source de revenus pour la Sépaq, et la société d'État entend se distinguer par la qualité des services offerts. On devrait avoir plus de détails d'ici le printemps.

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