Deux fois plutôt qu'une

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La candidate du NPD Gisèle Dallaire a également visité le chroniqueur Joël Martel.

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Tout d'abord, désolé pour ceux et celles qui sont au parfum, mais bon, dimanche dernier, je signais une chronique dans laquelle j'invitais les candidats de ma circonscription à venir boire un café à la maison. À mon grand étonnement, j'aurai donc reçu la visite du chef des Rhinos et de Sabin Gaudreault, candidat du Bloc québécois.

Or, c'est à ma grande déception que j'ai réalisé mercredi matin que j'avais littéralement loupé la visite de Gisèle Dallaire, candidate du NPD, en retrouvant à ma porte un carton qu'elle m'avait laissé et sur lequel elle m'avait signifié son intention d'essayer de revenir me voir.

Comme Tom Mulcair allait effectuer un détour par Alma le lendemain, j'avais anticipé que le temps lui manquerait, mais fidèle à mes bonnes habitudes, j'avais tout faux une fois de plus.

C'est donc en compagnie de l'ex-maire d'Alma Gérald Scullion que Gisèle Dallaire est venue me rendre visite vers 16 h 20 en m'avertissant toutefois qu'elle ne disposait que d'une quinzaine de minutes.

Alors, elle est comment ta candidate du NPD, Joël?

Eh ben, vite comme ça, Gisèle semble être une personne très rayonnante. Psychologue industrielle et organisationnelle, sa profession lui a permis de constater directement les conséquences des politiques du gouvernement conservateur.

Quant à l'ex-maire d'Alma, disons-le, il était en feu pour un gars qui était debout depuis 4 h 30 du matin.

D'ailleurs, si jamais vous désirez offrir le pire cadeau de la planète Terre à Gérald Scullion, vous n'avez qu'à lui donner un truc à l'effigie de Stephen Harper: «Il faut absolument se débarrasser de lui comme premier ministre, de m'expliquer Scullion. Ce n'est pas un secret pour personne, ce gars-là est un créationniste et un évangéliste. Il ne gouverne pas le pays pour nous, mais pour une bande d'extrémistes religieux.»

De ce fait, on en est venu à parler du recul inquiétant du Canada quant à la place accordée à la science. Rappelons qu'au cours du dernier mandat d'Harper, des milliers de scientifiques ont perdu leur boulot à la suite de coupes et bon nombre de ceux et celles qui ont pu conserver leur travail n'ont plus l'autorisation de prendre la parole publiquement. «Nous sommes allés effectuer une visite à la Ferme expérimentale de Normandin, de souligner la candidate du NPD. Alors que je souhaitais avoir une information plutôt banale, la personne avec qui je parlais m'a avoué qu'il lui était interdit de communiquer toute information scientifique.»

Je vous dis ça comme ça, mais si un type qui vivait à l'autre bout de la planète me racontait une histoire du genre, je supposerais qu'il habite dans un pays totalitaire.

D'ailleurs, je supposerais la même chose si on me racontait que dans un pays X, une loi comme la C-51 avait été adoptée. Ouep, parce que vite comme ça, cette loi qui est supposée contrer le terrorisme, elle justifie un tas de trucs complètement débiles pour vous surveiller dans vos moindres faits et gestes.

Mais bon, il y a de l'espoir à l'horizon. Parce que si je me fie à ce que Gisèle m'a dit, un éventuel gouvernement néo-démocrate ferait disparaître de la carte la loi C-51 pour laisser place à une loi antiterroriste qui ne semblerait pas sortir tout droit de l'esprit de George Orwell.

Maintenant, la partie n'est vraiment pas gagnée pour Gisèle. Le truc, c'est qu'il y a de nombreux électeurs qui ressentent encore beaucoup d'amertume quant à leur dernière expérience néo-démocrate. Pour la petite histoire, on se souviendra que Claude Patry avait soudainement décidé de quitter le NPD pour joindre le Bloc québécois en cours de mandat.

À cet effet, on raconte à travers les branches qu'avant même de remporter ses élections, Patry doutait déjà de sa décision de s'être lancé en politique sous la bannière néo-démocrate. Ce n'est vraisemblablement pas le cas en ce qui concerne Gisèle.

Après tout, elle aura quand même eu 78 jours pour changer d'idée.

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