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Les participants au sommet des consciences veulent aussi démontrer l'engagement concret des institutions religieuses avec le projet «The Green Pilgrim Age» pour initier la réduction des gaz à effet de serre dans des villes de pèlerinage.

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Nicole Huybens
Le Quotidien

Le 21 juillet à Paris s'est tenu un événement inattendu: les autorités des grandes religions et spiritualités du monde, des sages et des hommes politiques, se sont rencontrés pour parler de la responsabilité humaine dans la nature. Un bouddhiste, un hindou, un chaman, un mollah, un rabbin, un prêtre, un écologiste, un président et bien d'autres ont appelé, au nom de leur foi ou de leurs valeurs, à un surplus de conscience pour s'engager dans l'action face aux changements climatique. «Il est de notre devoir d'agir pour le climat afin de vivre en paix et harmonie avec la nature» a dit Kofi Annan. Le sommet est une déclaration universelle des devoirs de l'humanité envers son espèce et envers toutes les autres espèces. «La crise climatique est une opportunité pour redécouvrir nos valeurs loin du consumérisme» a dit à ce propos le rabbin David Rosen.

Les participants ont signé une lettre à remettre aux chefs de délégation qui prendront part à la conférence de Paris sur le climat en décembre qui réunira 40 000 personnes représentant 195 pays. Ils pensent qu'il faut faire confiance à la force de la responsabilité individuelle plus universelle, plus fondamentale, plus radicale qu'à la capacité de chacun à défendre les intérêts partisans de son pays ou de son organisation. Voici quelques extraits:

«Nous souhaitons vous (...)interroger sur ce qui vous a conduit aux fonctions que vous occupez aujourd'hui, et, pour cela, de vous poser, en votre for intérieur, cette simple question: «Why do I care?» (...). Nous espérons qu'en y répondant, vous aborderez la COP21 non pas simplement en tant que représentant d'un gouvernement ou d'organisation mais aussi en tant qu'être humain animé par sa propre conscience. (...) nous attendons de recevoir le message d'une personne, d'une conscience, membre de la grande famille humaine, conscient d'avoir la responsabilité de devoir écrire l'Histoire (...) ». Les participants au sommet des consciences veulent aussi démontrer l'engagement concret des institutions religieuses avec le projet «The Green Pilgrim Age» pour initier la réduction des gaz à effet de serre dans des villes de pèlerinage.

On pourrait me rétorquer que ce sont quand même bien les puissants de ce monde qui vont prendre des décisions en décembre à Paris. Et que pourrait bien peser un chaman amérindien ou un moine bouddhiste dans la balance? Probablement pas grand chose si les décisions continuent à être prise avec des colonnes de chiffres et des intérêts politiques et économiques. Par contre, les décideurs ne peuvent être insensibles à une opinion publique forte pour qui la valeur éthique d'une responsabilité universelle portée par chacun peut devenir prédominante. L'appel des consciences pour le climat est donc accompagné d'une campagne de sensibilisation inusitée «Why do I care» auquel chacun peut adhérer sur le site https://www.whydoicare.org/fr. Et parce que les engagements pris à Paris auront une influence majeure sur les conditions de vie pour les humains comme pour les non-humains, je pense que c'est une action qu'en notre âme et conscience nous devons faire, quelles que soient notre religion, notre imaginaire, notre spiritualité et nos convictions politiques. Muhammed Yunus, fondateur du microcrédit et prix Nobel de la paix en 2006 a dit à Paris: «Les hommes ne sont pas des robots créés pour gagner de l'argent. J'en appelle à une nouvelle civilisation». L'éco-conseil s'inscrit dans cette idée: humaniser l'humanité en portant de manière renouvelée ce qui fait notre essence même: la liberté de notre responsabilité face aux humains et dans la nature.

Nicole Huybens verse son cachet à la campagne de développement de l'UQAC

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