PTP: préparer la reprise...

Les producteurs laitiers ont remporté une victoire, vendredi... (Photo d'archives, Le Quotidien)

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Les producteurs laitiers ont remporté une victoire, vendredi dernier à Hawaï, mais pas la guerre.

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

Les producteurs laitiers ont remporté une victoire, vendredi dernier à Hawaï, mais pas la guerre. Très protectionnistes (rappelez-vous le Buy America Act), les démocrates de Barack Obama espéraient bien brandir, aux prochaines primaires démocrates, le scalpe de la gestion de l'offre comme les fromagers européens y sont parvenus dans les négociations entre le Canada et l'UE. Cet accord ne sera toutefois appliqué qu'après sa ratification par les provinces canadiennes et les 28 pays de la communauté européenne.

Washington attendra probablement la prochaine élection présidentielle, en novembre 2016, avant de relancer le projet du Partenariat transpacifique (PTP) avec l'espoir de faire basculer, dans l'hémisphère occidental, une population globale de 800 millions regroupant 12 pays et qui génère 40% de l'économie mondiale. L'objectif ultime étant évidemment de devancer la Chine. Si le PTP devient une réalité, il avalera l'Aléna, le plus important accord de libre-échange de la planète signé par les États-Unis, le Mexique et le Canada en 1994.

L'échec est une immense déception pour les Américains qui avaient finalement forcé le Canada à jeter un peu de lest sur la gestion de l'offre en échange de concessions très attrayantes pour des entreprises des régions de Montréal et de Toronto qui oeuvrent dans le domaine pharmaceutique et dans la fabrication de pièces pour l'industrie automobile.

Tout s'est écroulé quand le Canada a compris l'odieux de sacrifier le secteur le plus florissant de l'agriculture québécoise aux intérêts des grands centres. Ottawa devra toutefois mieux préparer la reprise des négociations. S'appliquer aussi à accorder la même importance à l'agriculture québécoise qu'aux éleveurs et producteurs de céréales de l'Ouest. Et surtout, savoir exiger plus de transparence dans les comparaisons entre la gérance de l'offre et les subventions. La raison est bien simple: le marché le plus convoité est celui des quelque 37 millions de consommateurs canadiens de lait, de volailles et d'oeufs. Tout simplement parce qu'il paraît le plus politiquement vulnérable aux pays étrangers.

Le ministre Denis Lebel ressent sûrement un immense soulagement.

Superbe Pulperie

L'été sourit enfin. Certes, il est anormalement pluvieux, mais son soleil chaleureux se pointe suffisamment souvent pour attirer les touristes. Ceux que j'ai rencontrés, la semaine dernière, à La Pulperie, venaient de Suisse et de la Montérégie. Ils appréciaient leur découverte de la région et les renseignements agréablement imagés du Musée régional. Impressionnant, le renouvellement des expositions permet de répondre à tous les goûts.

C'est présentement Jean-Marie Laberge, le peintre, portraitiste, graveur et sculpteur de réputation internationale, qui accueille le visiteur par le truchement d'un vidéo où le personnage se révèle merveilleusement.

Le rappel de La petite vie, la série télévisée la plus loufoque tournée en Amérique du Nord, attire et amuse. Quant aux thèmes permanents dont celui du peintre Arthur Villeneuve, ils reviennent dans un nouvel emballage agréablement ficelé. Pour la première fois, j'ai savouré le témoignage de George Waddington rendu dans le salon de barbier André Ortéga, à Montréal. C'est ce personnage qui avait présenté à la presse régionale, quelques semaines plus tôt, le plus grand peintre naïf, ou plutôt aux «peintures naïves» corrige-t-on à l'entrée de l'Espace Villeneuve, depuis le Douanier Rousseau... Il venait de transformer le «fou» du Boulevard Saint-Paul en artiste génial.

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