Un pilier à défendre

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Denis Lebel, député de Roberval-Lac-Saint-Jean et ministre de l'Infrastructure, des Collectivités et des Affaires intergouvernementales et ministre de l'Agence de développement économique du Canada.

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Denis Lebel
Le Quotidien

La préservation du système canadien de gestion de l'offre continue à susciter des inquiétudes dans le cadre des négociations du Partenariat Transpacifique. Le ministre Denis Lebel, député de Roberval-Lac-Saint-Jean et ministre de l'Infrastructure, des Collectivités et des Affaires intergouvernementales et ministre de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec et le producteur agricole régional Raymond Rouleau discutent de la question.
Depuis quelques semaines déjà, plusieurs de nos concitoyens, plus particulièrement les producteurs de lait, font part de leurs inquiétudes quant à l'avenir du système de la gestion de l'offre alors que le gouvernement canadien négocie dans le cadre du Partenariat transpacifique.

Je tiens à en venir rapidement au but en ce qui concerne la gestion de l'offre. Il ne doit y avoir aucun doute sur le fait que notre gouvernement défend fermement le principe de la gestion de l'offre et ses trois piliers dans le cadre des négociations. C'est ce que j'ai dit que nous ferions aux agriculteurs que j'ai rencontrés, et c'est précisément ce que nous faisons dans le cadre des négociations actuelles.

Dans toutes les autres négociations de libre-échange, que ce soit avec les États-Unis ou l'Europe, nous avons toujours conservé la gestion de l'offre. Nous voulons faire la même chose ici.

Désavantage

Si nous ne faisons pas partie du Partenariat transpacifique, ce sont des secteurs entiers de notre économie qui seront nettement désavantagés lorsqu'ils tentent de commercer en Asie. Par exemple, si le Partenariat transpacifique devait inclure des tarifs avantageux pour le bois et l'aluminium et que le Canada en était exclu, les conséquences pour notre économie régionale pourraient s'avérer très nuisibles.

Le Partenariat transpacifique est un traité de libre-échange d'une importance absolument historique et cruciale pour l'ensemble de notre économie. Cette entente ferait tomber plusieurs barrières commerciales avec de nombreux pays asiatiques. Ce traité comprend tant le Japon, le Vietnam et Singapour que les États-Unis et le Mexique.

Il est très important pour notre gouvernement de resserrer les relations commerciales du pays avec les marchés dynamiques et en pleine croissance de l'AsiePacifique et à consolider ses partenariats traditionnels dans les Amériques.

Le Partenariat transpacifique offre un marché de presque 800 millions de consommateurs et un PIB combiné de 28 mille milliards de dollars, soit plus de 40 % de l'économie mondiale. Le territoire couvert par le partenariat comprendra les deux tiers de la classe moyenne au monde d'ici 2030 et représentera environ 50% de l'économie mondiale d'ici 2050.

Le Canada et ses concurrents reconnaissent l'énorme potentiel qu'offre l'Asie. Et c'est précisément parce que nos concurrents reconnaissent ce potentiel que nous devons agir. Nous ne pouvons pas laisser nos concurrents avoir un avantage sur nous.

Il suffit de parler aux créateurs d'emplois d'ici afin de réaliser l'importance que revêt pour eux le Partenariat transpacifique. Que ce soit les producteurs de porcs, de canola, de technologies médicales ou de viandes en général, tous s'entendent pour dire que de faire partie du Partenariat transpacifique est essentiel pour le Canada.

rumeur

Je tiens finalement à mettre un terme à une rumeur qui circule dans la région. Selon certains, le Partenariat transpacifique serait déjà conclu et une annonce aurait lieu dans les jours à venir. Tout cela est faux. Les négociations continuent. Dans le cadre de ces négociations, nous continuons de défendre les intérêts du Canada, des travailleurs et de notre économie.

Je veux réitérer que notre gouvernement défend fermement le principe de la gestion de l'offre et ses trois piliers dans le cadre des négociations. Je peux vous assurer que notre gouvernement signera une entente seulement lorsqu'il sera clairement dans l'intérêt du Canada de le faire.

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