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Le Quotidien

Le gouvernement du Québec doit-il aller de l'avant avec son propre registre des armes d'épaule, dans la foulée de la décision rendue dernièrement par la Cour suprême qui autorise Ottawa à détruire ses propres données à cet effet? L'historienne et ancienne armurier Russel-Aurore Bouchard et la Coalition pour le contrôle des armes débattent de la question.
Le 27 mars dernier, la Cour suprême du Canada a rendu un jugement longuement attendu dans le dossier du registre fédéral des armes à feu.

Comme nous le savons maintenant, le gouvernement fédéral s'est vu octroyer le droit de supprimer l'ensemble des données restantes, et à jour, du Québec. Cette décision serrée, à cinq juges contre quatre, a également fait état du caractère punitif des actions du gouvernement fédéral de vouloir supprimer à tout prix le registre des armes. Cette punition est particulièrement visible actuellement puisque malgré le désir du gouvernement québécois de mettre sur pied son propre registre, le gouvernement fédéral est allé de l'avant avec la suppression de données sur plus de 1,6 million d'armes à feu. Une fois de plus, le gouvernement fédéral est guidé par son idéologie politique plutôt que par le bien commun. Bien que cette décision de la Cour suprême du Canada représente un échec pour les efforts juridiques entrepris depuis plusieurs années, la Coalition pour le contrôle des armes et ses 300 groupes partenaires se réjouissent de l'engagement ferme du gouvernement québécois de mettre sur pied un registre provincial.

Une nécessité

En plus d'accorder des permis aux conducteurs, il faut enregistrer les véhicules pour encourager leurs propriétaires à en faire un usage responsable, pour aider les policiers à faire respecter la loi et pour lutter contre les vols de voitures. Les mêmes principes s'appliquent aux armes à feu, et les dangers qui y sont associés ne sont plus à énumérer. Une seule arme qui se retrouve entre les mains d'une personne dangereuse peut entraîner des conséquences énormes.

Les mesures de contrôle des armes qui visent à s'assurer que le citoyen est apte à détenir une arme à feu ont été considérablement affaiblies par le gouvernement conservateur. Malgré les multiples demandes et recommandations d'experts en santé et sécurité publique, les groupes de femmes et les policiers, le gouvernement a agi tel qu'aujourd'hui le Canada est un de seul pays développé qui régresse en matière de contrôle sur les armes à feu.

Alors que les opposants au contrôle des armes affirment que la violence par armes à feu est un problème présent qu'en métropole, les régions sont loin d'être à l'abri de cette violence. En fait, les taux de décès et de blessures par armes à feu sont plus élevés là où les armes à feu sont présentes en plus grand nombre.

Une multitude d'événements ces dernières années (décès par balles de policiers en service, fusillades, violence conjugale, suicides, etc) ont continué de démontrer un besoin considérable de renforcer les contrôles sur toutes les armes. À ce propos, suite à l'adoption de la Loi sur les armes à feu en 1995, on a constaté une réduction de manière significative des décès liés aux armes à feu au pays. Plus spécifiquement, au Canada, le taux d'homicide par fusil et carabine a baissé de 53% depuis 1995, selon Statistique Canada.

Du travail

Loin de vouloir punir les propriétaires d'armes responsables, la Coalition pour le contrôle des armes et ses partenaires ne cherchent qu'à protéger la sécurité publique, particulièrement celle des femmes et des enfants plus susceptibles d'être victime de violence armée, et de mettre en place des stratégies efficaces de prévention des suicides et des blessures par armes à feu. Le Québec a toujours été une province se démarquant par son appui presque unanime au contrôle des armes à feu, autant par les citoyens que par les élus. La Coalition pour le contrôle des armes accueille donc avec enthousiasme les engagements du gouvernement québécois, et compte sur lui pour prioriser la sécurité publique tout au long de la conception et mise en oeuvre d'un registre québécois.

La Coalition pour le contrôle des armes.

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