Une approche d'action

Nous avons remis notre rapport sur le programme... ((Archives))

Agrandir

Nous avons remis notre rapport sur le programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean en février dernier. Vendredi matin, le 3 avril, nous étions convoqués par l'équipe Énergie Électrique de RTA (RTA-ÉÉ) pour expliquer notre travail et nos recommandations avant que le rapport ne soit rendu public.

(Archives)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Claude Villeneuve
Le Quotidien

Nous avons remis notre rapport sur le programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean en février dernier. Vendredi matin, le 3 avril, nous étions convoqués par l'équipe Énergie Électrique de RTA (RTA-ÉÉ) pour expliquer notre travail et nos recommandations avant que le rapport ne soit rendu public. La réunion a été très intéressante pour nous, surtout avec les développements qui viennent pour la Chaire en éco-conseil dans les prochains mois au niveau international. La rencontre a permis de mettre au clair la portée et l'utilité de l'analyse réalisée, mais aussi elle nous conduit à énoncer de nouvelles questions de recherche sur la mise en oeuvre du développement durable. C'est typique de la méthode de recherche-action que nous privilégions dans ce domaine.

Traditionnellement la recherche scientifique procède par questions, hypothèses, expérimentations répétées en milieu contrôlé, analyse statistique des résultats et déductions qui confirment ou infirment l'hypothèse. Cette démarche classique est celle qu'on utilise par exemple dans le développement d'un nouveau médicament. À partir de la structure d'une molécule, on présume de son activité biologique qu'on teste ensuite sur des modèles animaux avant d'en déterminer l'efficacité et les dosages. Ensuite, l'expérimentation se transpose sur des humains avant que les agences gouvernementales ne permettent l'usage clinique à large échelle. Dans certains domaines, cette approche n'est pas possible. Les expérimentations répétées peuvent par exemple ne pas être réalisables, puisque les conditions expérimentales ne peuvent pas être répliquées. Dans un tel cas, une approche de recherche-action peut être préconisée. Il s'agit alors d'influencer l'évolution d'un système et de corriger le tir en fonction des résultats. D'une certaine façon, l'observateur participe à l'étude. Ce genre de démarche peut être aussi rigoureuse que le mode classique, à condition de prendre les précautions méthodologiques qui s'imposent.

L'analyse systémique de durabilité s'inscrit dans un mode de recherche-action. C'est un champ d'expertise que nous avons développé au cours des 25 dernières années et qui vient de nous valoir un partenariat de l'Organisation internationale de la Francophonie pour quatre ans. Dans ce projet, nous allons à la fois enseigner nos outils d'analyse et en poursuivre le développement en fonction des résultats obtenus. La démarche sera d'ailleurs présentée dans le cadre d'un atelier de travail organisé par le département des sciences économiques et sociales des Nations Unies à New-York à la fin de mai.

Analyse

L'analyse que nous avons faite sur le Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean, au-delà de son utilité pour l'entreprise, nous a permis de tester de nouvelles hypothèses sur l'utilisation de notre outil. Elle en soulève de nouvelles en ce qui concerne la communication des résultats.

Dans les échanges avec l'équipe de RTA-ÉÉ, nous avons pu constater comment il était important d'insister sur la nature évolutive et relative du développement durable. Ainsi, les gens qui étaient en attente d'une «bonne note» semblaient déçus de voir que l'analyse mettait l'emphase sur des améliorations possibles de leurs pratiques. Pourtant, même si on a de bonnes évaluations, l'amélioration continue est au coeur du développement durable. Un avant-midi de discussions a suffi à bien mettre les choses en perspective. Il sera intéressant de voir comment le rapport sera reçu par les parties prenantes, et surtout comment les résultats de l'analyse seront traduits en actions. En nous confiant ce mandat RTA-ÉÉ a concrètement contribué à l'avancement de la recherche.

Claude Villeneuve remet son cachet au Fonds de développement de l'UQAC.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer